Reculesarko300.jpg
Après la puissance de la 6ème journée d’action des organisations syndicales unies, le pouvoir ne peut plus rester autoritairement arc-bouté sur sa néfaste contre-réforme des retraites.
Les sénateurs, mandataires de l’opinion du peuple, c’est-à-dire des 70% de nos concitoyens qui refusent l’abrogation de la retraite à 60 ans, seraient dans leur rôle s’ils considéraient qu’ils ne peuvent adopter un texte contre une opinion populaire majoritaire et donc décider de renvoyer le débat à une négociation entre syndicats et gouvernement.
L’idée d’un Grenelle des retraites, après le vote de la loi, qui ne porterait que sur des enjeux de l’après 2016, n’est qu’une tromperie, un leurre.
Que le pouvoir ne s’y trompe pas ! Au fil des jours, à partir de la question des retraites, le débat populaire porte de plus en plus sur le type de société dans laquelle nous voulons vivre.
Nos concitoyens refusent l’injustice, les inégalités galopantes, la pauvreté, l’austérité pour le peuple, pendant que les grands fortunés et les puissants se gavent et spéculent.
Le slogan chanté dans les manifestations : « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère », dit exactement ce que notre peuple ne veut plus alors qu’on apprend que notre pays est classé 3ème Nation au monde pour le nombre de ses multimillionnaires.
Il n’y a qu’une issue raisonnable : celle réclamée par la majorité de notre peuple.
Retirer ce texte. Organiser un débat public. Consulter le temps nécessaire les organisations syndicales et associer réellement le Parlement.

P. Le Hyaric