La CGT s’est éloignée de l’autre grosse centrale syndicale, l'UGT (proche du PS), car cette dernière avait accepté une reforme du code du travail.
Celle-ci prévoit notamment un assouplissement du marché du travail en matière d'horaires et de licenciements, ainsi que la suppression de jours fériés et de jours de congés.
Cette réforme est devenue la cible privilégiée de la CGTP dans ses critiques contre les mesures de rigueur du gouvernement de centre-droit.
Troisième pays de la zone euro, après la Grèce et l'Irlande, à obtenir une assistance financière internationale, le Portugal a reçu en mai 2011 un prêt de 78 milliards d'euros en échange de reformes, marqué par des mesures de rigueur sans précédent.
L'austérité a eu pour effet de ralentir l'économie portugaise qui, selon des prévisions officielles, devrait, cette année, se contracter de plus de 3% tandis que le taux de chômage, qui a atteint 14% fin 2011 et même 35% pour les jeunes de 15 à 24 ans, devrait s'établir à 14,5%.
Jeudi 29 mars, ce sera au tour de l’Espagne de protester. Plus d’un million d’Espagnols étaient descendus le dimanche 11 mars dans les rues des principales villes pour dénoncer les mesures d’austérité et la casse des services publics et du droit du travail.
Une grande répétition avant la grève appelée par les deux grands syndicats, UGT et CCOO.