AFFFG.jpg
Leur système nous a plongés dans la crise et en plus ils veulent nous la faire payer !

D’un côté, des centaines de milliards d’euros versés aux banquiers et aux industriels sans aucune contrepartie, ni aucun contrôle sur leur utilisation ; de l’autre, rien pour les salaires, et aucune mesure non plus pour éviter les plans de licenciement qui tombent chaque jour !

N. Sarkozy et les dirigeants capitalistes ont décidé d’ignorer les mouvements sociaux, la colère et les attentes qu’ils expriment. Protéger profits et dividendes : voilà leur seul impératif.

Mais comment agir pour que ça change enfin ?

Sans modification du rapport des forces politiques, les mêmes continueront à gouverner et à décider toujours dans le même sens. Or, le 7 juin prochain, l’élection des députés au Parlement Européen fournit une occasion de bousculer la donne qu’il faut saisir. L’enjeu est de taille : 80% de la législation française est d’origine européenne. Les plans de productivité mis en oeuvre dans les entreprises privés et même publiques( RATP, La Poste, EDF, GDF, SNCF,etc.), les débats sur leur avenir sont directement conditionnés par les choix faits à l’échelle de l’Europe. Les salariés ne doivent donc pas se réfugier dans l'abstention, mais manifester leur colère en votant pour les candidats qui refusent, à Paris comme à Strasbourg, cette Europe du Traité de Lisbonne et se prononcent pour une autre Europe : une Europe de progrès, une Europe des travailleurs.

L’Union Européenne est totalement engagée dans un modèle néolibéral qui est responsable de la crise actuelle.

Cette Europe-là, on la connaît : C’est celle de la mise en concurrence des peuples pour tirer les acquis sociaux vers le bas ; celle d’une banque centrale européenne totalement dévouée aux marchés financiers ; celle d'un « pacte de stabilité » visant à rationner les dépenses sociales ; celle de l'interdiction d'interventions de l'Etat en faveur de politiques industrielles favorisant l'emploi ; celle de la libéralisation et de la privatisation des services publics ; celle de la concentration des pouvoirs loin des citoyens.
Avec le traité de Lisbonne que Sarkozy et ses amis veulent nous imposer, ce serait la poursuite de cette logique dévastatrice. C’est contre tout cela et pour donner un autre visage à l’Europe, celui du progrès social et démocratique, que s’est constitué le Front de Gauche.
Lors du référendum de 2005, le peuple français a su déjouer le matraquage médiatique pour imposer un vrai débat et a clairement rejeté l’Europe libérale. Aujourd’hui, communistes, socialistes refusant la dérive droitière du PS, militants d’extrême-gauche, syndicalistes, personnalités se sont rassemblés sur des listes d’union du Front de Gauche pour prolonger ce choix, porter les aspirations populaires et ouvrir une perspective.
Ce qui est vrai pour la France, l’est aussi pour l’Europe. Pour être bien défendus à Bruxelles et en finir avec les directives libérales, les citoyens ont besoin d’élus communistes combatifs prêts à porter le fer contre les partisans du “Tout-Marché”. C’est le sens du vote pour la liste du Front de Gauche, conduite par Patrick Le Hyaric, le directeur de l'Humanité.

Alors oui, le 7 juin, ça vaut le coup d’aller voter !