La crise d'aujourd'hui ne peut se résumer à la question : qui a tiré le premier. On échappe pas à la réalité politique : en Palestine, il y a un Etat qui bafoue le droit, c'est Israël, et un droit à l'Etat, le droit des Palestiniens, qui, depuis des dizaines d'années, reste bafoué.
Cette humiliation permanente, cette injustice fondamentale créent les crises récurrentes et les violences.
Il y a donc un doigt accusateur à pointer sur certaines décisions très récentes des autorités israéliennes : le doublement du budget national pour la colonisation et l'annonce de 1200 logements nouveaux dans les colonies de Jérusalem-Est.
Ces actes inacceptables résonnent comme des provocations pour les Palestiniens qui ne supportent plus l'occupation militaire, la destruction des maisons, la répression, le blocus inhumain de Gaza. C'est d'abord à cette politique, à l'occupation, à la colonisation, qu'il faut mettre un terme.
C'est une responsabilité politique majeure pour la France, pour les pays de l'Union européenne et ceux du Conseil de Sécurité de l'ONU. Mais ces pays laissent Israël agir dans l'impunité et l'encouragent même... Le PCF ne lâchera pas sur cette question de la responsabilité et du rôle que la France devrait jouer pour la justice et pour le droit.
Il y a aussi l'urgence de la solidarité pour le peuple palestinien.
Mercredi 28 novembre à 18h30, à la Bourse du Travail de Saint-Denis (m° St-Denis/Porte de Paris) se déroulera une soirée de soutien où nous dirons ensemble : la France doit reconnaître l'Etat de Palestine et soutenir les démarches palestiniennes à l'ONU.
Le PCF invite à décliner cette initiative dans toute la France, les villes, les quartiers avec toutes les forces politique et sociales qui le souhaitent, et sous toutes les formes possibles : rassemblements, meetings, débats, intervention auprès des préfectures...
Il faut se faire entendre pour qu'à l'occasion du vote de l'Assemblée générale de l'ONU le 29 novembre, la France montre enfin l'exemple et appuie fermement la demande palestinienne d'un statut observateur pour la Palestine aux Nations Unies.
Ce sera un premier pas positif vers l'Etat palestinien et vers une paix juste et durable.