La loi SRU –qui impose aux villes un seuil minimum de 20% de logements sociaux est loin d'être appliquée dans toutes les villes du département.
En effet, 14 villes des Hauts-de-Seine sont encore hors la loi : Neuilly 3,58% de logements sociaux, Vaucresson 4,46%, Marnes la Coquette 6,61%, Ville-d’Avray 5,93%, La Garenne-Colombes 10,04%, Sceaux 12,67%, Boulogne-Billancourt 12,17%, Saint-Cloud, 14,79%, Asnières 17,36 %, Levallois-Perret 17,37%, Bourg-la-Reine 17,43%, Bois-Colombes 18,95%, Antony 19,13%, Chaville 19,90%... Ces villes doivent participer à la solidarité nationale et départementale par la construction de logements sociaux notamment de types PLUS et PLA-I dans leur commune afin de répondre aux besoins et notamment à la demande de près des100 000 Alto séquanais.
Catherine Peyge, maire communiste de Bobigny, responsable pour le PCF des questions du logement et de l’Habitat commente les 10 ans de la loi SRU...
"Dix ans après la promulgation de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) un constat irréfutable s’impose : cette loi qui devait favoriser la construction de logement sociaux est , dans de trop nombreux cas, contournée et violée avec l’assentiment du pouvoir en place.
La loi SRU oblige à construire 20% de logements sociaux par rapport au nombre de résidences principales. Or trop de maires,le plus souvent de Droite, préfèrent payer l’amende dérisoire infligée aux communes contrevenantes plutôt que de respecter la loi de la République.
Maires de communes en général aisées, ils refusent la mixité sociale, dont leur commune pourrait portant bénéficier, pour des raisons bien souvent électoralistes.
Force est de constater que, dans ces cas, les préfets pourtant tenus à faire appliquer les loi se gardent d’intervenir. Si cette situation scandaleuse nous révolte , elle ne nous étonne pas.
La Droite a votée la loi DALO sachant qu’elle ne l’appliquerait pas.
Le sort de la loi SRU, elle aussi trop souvent non appliquée, illustre tragiquement le choix de la Droite et de son gouvernement en matière de logement : privilégier le secteur privé au détriment du logement social , en fonction d’une logique marchande.
De la réduction drastique du budget de l’Etat consacré aux HLM ,aux avantages fiscaux en faveur du logement privé toute la politique de ce gouvernement le montre.
La spéculation immobilière à laquelle nous assistons avec la flambée des prix et des loyers privés en est la conséquence.
Il faut imposer une autre politique.
Rompre avec cette logique marchande du logement et agir en fonction des besoins humains dans ce domaine comme le veut l’ONU qui considère que le logement est un des droits fondamentaux de la personne humaine.
Dans l’immédiat il faut se mobiliser pour imposer le respect par tous de la loi SRU en frappant d’une véritable pénalité conséquente la commune qui la contourne ou la viole et en réclamant l’inéligibilité pour le maire responsable.
La France manque de 900.000 logements sociaux.
Pour faire face aux besoins il serait nécessaire d’augmenter de façon significative le pourcentage de logements sociaux à atteindre et respecter au moins les lois SRU et DALO."
Les Conseillers généraux communistes et citoyens ont interpellé, lors de la séance publique du Conseil général du 17 décembre, Patrick Devedjian sur quelles mesures il compte prendre pour faire respecter et appliquer cette loi dans toutes les villes des Hauts-de-Seine, le département, le plus riche de France, après Paris.