Un projet de loi en débat au Parlement mêle ces deux enjeux, c’est le projet de loi sur le Grand Paris. Et, sur ce point, il ne vous est pas possible, me semble-t-il de vous retrancher derrière le caractère local de l’élection. Ce projet de loi a été l’un des thèmes principaux de la campagne en Ile de France.
La victoire de la gauche résonne alors comme un véritable référendum sur ce sujet. Les franciliens ne veulent pas de ce projet de Grand Paris tel que conçu dans ce texte, et l’ont signifié par un score sans appel au premier et au deuxième tour de l’élection régionale.
Il faut entendre les préoccupations des électrices et des électeurs affirmiez-vous dimanche soir. Un premier résultat de cette nouvelle écoute serait de retirer de l’ordre du jour ce projet de loi contesté de toute part, y compris au sein de votre majorité. Il faut dire, que celui-ci porte gravement atteinte à la libre administration des collectivités locales en organisant une reprise en main de l’aménagement francilien par l’Etat et surtout n’apporte aucune réponse aux graves préoccupations quotidiennes des habitants de la région Ile de France que ce soit en termes de logement ou de déplacement entre le travail et le domicile.
Un autre projet de loi doit être mis en chantier en collaboration étroite avec élus et citoyens.
Je vous demande donc, qu’à l’occasion de la conférence des présidents du 24 mars, l’annonce du retrait de ce projet de loi relatif au Grand Paris soit rendue publique.
En vous remerciant, Monsieur le Premier Ministre, de l’intérêt que vous porterez à cette demande, je vous prie d’agréer l’expression de ma
considération distinguée.
Nicole BORVO COHEN-SEAT