Des résultats qui restent encore très élevés et qui ont augmenté depuis la dernière enquête de la JOC publiée en 2008. Parallèlement la connaissance du droit du travail ne s’améliore pas.
L’été, les jeunes sont souvent confrontés à une première expérience dans le monde du travail. Une première expérience difficile à appréhender lorsqu’on ne connait pas ses droits.
Chaque été, la JOC ouvre les portes de ses accueils saisonniers dans les villes touristiques. Les jeunes de la JOC vont à la rencontre des travailleurs estivaux pour les sensibiliser, les informer. Dans ces lieux conviviaux ils sont à l’écoute des demandes et des interrogations, ils accompagnent les jeunes dans leurs démarches.
La JOC, présente auprès des saisonniers depuis plus de 50 ans revendique la création de maisons des saisonniers pour répondre à leurs besoins en matière de logement et d’information. Pour l’association, il devient urgent d’accorder des moyens supplémentaires à l’inspection du travail pendant l’été pour qu’elle puisse réellement faire respecter les droits des saisonniers. La formation au droit du travail doit aussi être une priorité dans les parcours scolaires. »
Agir auprès des jeunes en job d’été est une nécessité. "Job d’été va encore rimer avec galérer pour de nombreux jeunes cet été, explique Stéphane Haar, le Président de la JOC. C’est pourquoi les bénévoles de la JOC se mobilisent en juillet et août pour tenir des accueils saisonniers dans les villes touristiques. En plus d’accompagner ces jeunes pour la première fois confrontés au monde du travail et à certains employeurs peu scrupuleux, la JOC réalise des enquêtes régulières pour mieux connaître leurs situations de vie."
Il y a trois ans le premier baromètre avait permis de révéler les conditions de travail souvent indignes que subissent les jeunes travailleurs saisonniers. Cette année, la seconde édition permet pour la première fois d’en mesurer les évolutions. Et les résultats sont inquiétants.
"Nous nous apercevons qu’ils sont notamment de plus en plus nombreux à ne pas avoir de jour de repos ou à travailler sans contrat de travail, s'indigne Stéphane Haar.Malheureusement les choses ne devraient pas s’arranger cet été. D’année en année, l'Etat se rend complice en ne donnant pas les moyens nécessaires à l’inspection du travail pour faire respecter les droits des saisonniers. Rien n’est fait non plus pour donner les moyens aux jeunes de connaître leurs droits, alors que quelques heures de sensibilisation au lycée permettraient de changer la donne.''
Cet été, les bénévoles de la JOC ne devront pas chômer pour réparer les dégâts auprès de jeunes alors qu’il serait possible d’en réduire l’importance bien en amont."

- Résultats complets du « Baromètre JOC sur les conditions de vie et de travail des jeunes en job d’été »
- Le dossier de presse de la JOC