Le fumier de la division entre de « bons français » qui se lèveraient tôt et de « mauvais » qui se lèveraient tard ou qui seraient « payés sans travailler », ce « cancer de l’assistanat » comme l’a dit, il y a quelques mois, un ministrion.
Sarkozy n’a jamais été le président du « vrai travail » mais celui du vrai chômage.
Si son quinquennat avait été consacré à la défense de l’emploi, du travail et de la création, à la réduction de la souffrance au travail, de la précarité, il ne ferait sans doute pas le meeting du 1er mai, prétendument sur le travail.
C’est un rassemblement contre les syndicats et les travailleurs. S’il n’y avait pas, à cause de sa politique et des traités européens qu’il a imposé, cinq millions de chômeurs, des millions de travailleurs pauvres mal logés et des millions de précaires, il ne parlerait pas du « vrai travail ».
Quel vrai travail ? Celui du quart de la jeunesse privée d’emplois ? Celui des femmes qui gagnent 27% de moins que les hommes ?
Celui des travailleurs immigrés forcés de travailler sans droits et sans papiers par des esclavagistes ?
Quel vrai travail de la part de celui qui veut détruire le code du travail et la sécurité sociale publique s’il était réélu ? En fait Sarkozy ne veut parler du travail que pour le surexploiter, le livrer aux actionnaires affamés, aux banksters et aux rentiers.
Tous les démocrates, tous les républicains, les humanistes qui refusent ces discours de division, de guerre civile, de déchiquetage de notre pacte républicain et social, ne peuvent accepter ce discours pétainistes de la part d’un Président de la République en mal de réélection.
C’est grave ! C’est dangereux !
Il faut faire barrage à cet appauvrissement et utiliser le 6 mai le bulletin de vote F. Hollande.