Nombre de grandes villes dont Barcelone tombent à droite.
Pour P. Laurent (PCF) : « ces résultats confirment ce que l'on observe en Europe depuis la crise : les gouvernements qui appliquent les plans d'austérité exigés par l'Union européenne pour rassurer les marchés financiers » sont sanctionnés par le peuple. La stratégie du moindre mal ne mène à rien ».
A méditer par les militants socialistes français, à l'heure ou l'actualité démontre que DSK ou Ch. Lagarde, parce que leur politique économique sont libérales, sont parfaitement interchangeables à la tête du FMI. Pourront ils comprendre qu'il est temps, grand temps de mettre vraiment le cap à gauche ? Hélas ni F. Hollande, ni Aubry ne semble l'avoir compris...
Faute de perspective à gauche, c’est la droite populiste qui se renforce en Espagne. Accrochée comme le PS aux dogmes ultra libéraux, la Droite si elle revient au pouvoir, n’apportera aucune solution à la crise. Il faut s’en prendre au capitalisme financier, mater la spéculation et non reprendre ses vieilles recettes usées qui nourrissent la crise.
Ce rejet s'exprime en Espagne, depuis le 15 mai, par le mouvement des « indignés » qui s'élargit de jour en jour. Le mouvement a gagné plus de 150 villes du pays. Les jeunes sont les premières victimes collatérales du système: le chômage, la précarité, les plus bas salaires». Comment vivre avec 400 euros par mois, payer son loyer, fonder une famille ?
En bon élève du FMI et de l’Union Européenne, le gouvernement socialiste espagnol a fait le choix de faire payer la crise à sa jeunesse. Le résultat est terrible : les inégalités sociales se creusent et près de 50% des jeunes actifs sont désormais au chômage.
L’austérité budgétaire en pesant négativement sur la consommation et les débouchés, va freiner davantage l'activité économique de ces pays et le chômage, mais aussi creuser encore plus les disparités au sein de la zone euro. Déjà la croissance est négative en Espagne : -3,5 %.
Dénonçant le chômage et la précarité ainsi que les alternances qui ne changent pas leur vie, ils revendiquent une utilisation de l'argent au service du peuple et une réelle démocratie. Ce mouvement est un formidable espoir qui porte l'exigence d'une alternative politique.
Le Parti de la gauche européenne et le PCF soutiennent le mouvement des jeunes espagnols et la journée d'information et d'action annoncée par la Confédération européenne des syndicats le 21 juin prochain.
Ce mouvement peut faire boule de neige partout en Europe et pratiquer sa jonction avec les revendications salariales et toutes celles portant sur les retraites, la santé, l’école et l’extension des services publics, et sur la nécessaire maîtrise publique du crédit délivré par les banques...
Les communistes appellent « à la convergence des luttes en Europe contre les politiques d'austérité et le « Pacte euro + » qui vise à organiser la précarité et dépossède encore un peu plus les peuples de leur souveraineté économique et budgétaire. »
Le peuple espagnol, comme tous les peuples d’Europe et du bassin méditerranéens ont besoin d'une Europe sociale et solidaire, pas d'une construction à la solde des grands groupes et des marchés financiers !