samedi 21 novembre 2009, 08:47
Ile de France : Oui à une liste Front de gauche, mais P. Braouezec n'est pas légitime pour la conduire!
Réunie en Conseil national, la direction du PCF a adopté à une large majorité une offre politique nationale qui s’adresse à tous les citoyens et aux forces progressistes.
La direction propose de constituer partout des listes "front de gauche" au premier tour...sauf là où les communistes en décideront autrement! Et de fait, chacun sait déjà que certains élus communistes, pressés de retrouver leur poste, sont sur les startingblocks pour partir avec le PS dès le premier tour, sans être trop regardant sur le contenu des programmes et des politiques mises en oeuvre dans les régions.
C'est évidemment le cas, à lire la presse, de J.C. Gayssot prêt a seconder l'encombrant et grossier G.Frèche dont même le PS semble vouloir se débarrasser, ou encore de Robert Hue qui fait des offres de service à Huchon et mendie un strapontin de revenant sur les listes socialistes.
Sans parler de S. Gatignon, maire de Sevran, en pleine confusion idéologique, partant pour tenter sa chance chez les Verts d'Europe-Ecologie.
Y aura-t-il donc des communistes présents simultanément sur plusieurs listes ? La chose est à craindre.
Une fois encore, la stratégie du PCF risque de manquer de lisibilité...
D'autant plus que ce choix ( juste! ) de l'autonomie vis à vis du PS, n'est pas dépourvu d'arrière-pensées chez certains dirigeants qui voient dans l'élargissement du Front de Gauche, une opportunité pour poursuivre l'effacement du PCF, sa "métamorphose" en quelque chose qui n'aurait plus rien de communiste.
Dèja J.L. Mélenchon, ancien ministre de Jospin, sénateur de l'Essonne.... et élu européen de la Région Aquitaine (!) se verrait bien conduire la liste Front de Gauche en Ile de France.
Mais il n'est pas le seul, voilà que Patrick Braouezec, le député de Saint-Denis et président de Plaine Commune, prétend lui aussi conduire la liste francilienne !
Cet homme, coupé du peuple et de ce qui fut son parti, n'est absolument pas qualifié pour représenter le Front de gauche et encore moins les communistes. S'agissant de l'Ile de France, le Président de Plaine Commune à plutôt jusqu'ici, jouer la carte de son "pôle" ("sa marguerite") que celle du développement solidaire et des luttes indispensables.
Lui et ses amis "rénovateurs", en fomentant la division au sein des élus communistes, portent une lourde responsabilité dans la perte du conseil général de la Seine-Saint-Denis.
Comment l'électorat populaire pourrait-il se retrouver derrière un homme qui aux Présidentielles s'opposa à la campagne de M.G. Buffet, et soutint de toute ses forces l'aventurier José Bové aujourd'hui allié aux écolos comme Cohn-Bendit, ralliés au libéralisme et au Traité de Lisbonne ?
Le choix de P. Braouezec n'est pas celui des communistes clichois, il ne peut conduire qu'au déchirement du PCF. Foin des arrangements de couloir entre clans : le débat doit se dérouler au grand jour!
Les communistes clichois souhaitent voir la liste Front de Gauche conduite par un communiste, tant au niveau de l'Ile de France qu'au niveau des Hauts de Seine.
Ce choix, celui de l'affirmation du parti communiste, n'exclut pas, bien au contraire, la constitution de larges listes ouvertes de rassemblement autour de propositions de transformation sociale articulées avec le programme du PCF.
G. Duperche.
(Par souci d'information, Dialogue Clichois propose dans suite , des extraits de l'éditorial de J. P. Pierot dans l'Humanité.)
" L’offre politique" nationale pour les élections régionales de mars 2010, adoptée hier par la direction communiste par 126 voix ( 22 contre et 9 abstentions) n’intéresse pas seulement les adhérents du PCF, qui sont appelés à se prononcer par un vote les 19, 20 et 21 novembre. Elle concerne aussi au premier chef les formations et les personnalités engagées dans le Front de gauche.
Il s'agit de se mettre en ordre de bataille pour faire élire le maximum de conseillers régionaux sur des listes bien orientées à gauche, barrer la route à la droite qui actuellement ne dirige que deux régions sur vingt-deux ( Corse et Alsace) ; constituer, partout où c’est possible, des majorités de gauche au sein desquelles ils agiront pour la mise en œuvre d’objectifs de transformation sociale y compris dans les exécutifs régionaux.
Mais force est d’observer que ni le PS ni les Verts n’ont jusqu’alors donné l’assurance qu’ils ne conclueront pas d’accord avec le MoDem. L’inclusion du parti de François Bayrou dans des majorités régionales au nom de l « antisarkozysme » est incompatible avec la volonté de mener une politique de gauche.
Pour peser et faire obstacle à la recomposition politique social libérale et écolocapitaliste , le courant progressiste de la gauche devra présenter des listes autonomes au premier tour qui fusionneront avec le PS et les Verts au second sur la base des influences respectives et d’un projet politique transformateur. C’est simple et logique, mais le contexte politique provoque des turbulences.
« La recomposition politique se déroule sous nos yeux, a constaté Marie-George Buffet, et marque les débats dans toute la gauche » Ainsi le 14 novembre, une réunion est programmée à Dijon avec des socialistes, des écologistes et des responsables du MoDem. Mais le contexte, c’est avant tout lune crise sociale intense, un gouvernement qui sabre le modèle social, des luttes nombreuses, une grande aspiration à l’unité qui parcourt le monde du travail. La mobilisation autour de la votation sur la Poste est riche d’enseignements, ont souligné plusieurs responsables.
Ce vote montre, a expliqué Marie-George Buffet que lorsque les objectifs qu’on se fixe sont clairs, quand les gens ont le sentiment qu’ils peuvent peser, quand toute la gauche est en mouvement, la dynamique populaire est au rendez-vous. »
Le PCF, fort de l’expérience positive du Front de gauche pour les élections souhaite contribuer à la formation d’un front de gauche élargi, ouverts à des forces nouvelles, à des personnalités, à des militants du monde syndical associatif travaillant autour de projets régionaux bien ancrés à gauche. Les dix ateliers qui viennent se se tenir dans tout le pays ont permis à une centaine de personnalités de commencer ce travail.. D’autres hommes et femmes sont prêts à rejoindre ce vivier d’intelligences.
Le Front de gauche n’est pas « un cartel d’organisations, pour Marie-George Buffet, mais un élan ». De ce point de vue, le conseil national de ce week-end, revêt le même caractère que celui de septembre 2008 qui lança l’idée du front pour les Européennes, « c’est une nouvelle étape.
L’offre politique s’adresse aux partenaires du PCF, qui n’ont pas tardé à exprimer leur satisfaction, et à tous les progressistes.
Elle prévoit explicitement que « partout où c’est possible », seront constituées indépendamment du PS et d’Europe écologie, des listes du front de gauche de large rassemblement. Le NPA aurait sa place dans ce mouvement, mais de la même manière qu’aux élections européennes, la formation d’Olivier Besancenot se refuse à prendre sa place dans des majorités de gauche dès lors que le PS y participerait.
La semaine dernière, alors que Jean-Luc Mélenchon venait de déclarer qu’un accord était proche, la direction du NPA durcissait le ton sur le thème des « deux gauches inconciliables ».
Sollicité par l’Humanité pour réagir à l’offre politique du PCF, le NPA restait silencieux. Les communistes, pour leur part, n’entendent pas faire l’impasse sur la raison d’être du front de gauche ( travailler à des majorités de gauche pour changer vraiment) dans l’espoir d’obtenir un éventuel accord avec le NPA. Pas question pour le PCF de transiger avec son identité : défendre le monde du travail dans les entreprises, dans la rue.dans les urnes et chaque fois que c’est possible dans les instances de pouvoir où des communistes sont élus.
La mise en oeuvre de cette offre politique de caractère national sera-t-elle de la même manière appliquée dans toutes les régions ? Plusieurs responsables communistes ont fait observer la diversité des situations, en matière de rapports de force ou de bilan.
Des conférences régionales vont se tenir. Ici et là la reconduction des accords avec le PS dès le premier tour restent possibles, cette option a des défenseurs qui redoutent, sur le plan local, un score insuffisant pour peser ou même pour fusionnner. Mais pour la majorité du Conseil national, l’offre nationale doit déclencher une dynamique de rassemblement qui permettra de construire des fronts partout où c’est possible, selon les termes du texte adopté.. Celui-ci va être popularisé largement dans les prochains jours. Une grande initiative populaire de lancement de la campagne du PCF est annoncée pour le 5 décembre.


















Commentaires
je suis d'accord pour la reconduction des listes communistes des le premier tour et dans le 92 Borelly et Massou comme chef de file aux elections regionales et si on rate les 10% c'est pas si grave seule la lutte compte.
à clichy le front de GAUCHE est deja en place et et va lancer des initiatives sans "clans"!!!!!!!! afin que le conseil regional ait des elus PCF PG GU et avec ceux qui veulent rejoindre un combat emancipateur face à la droite et au social liberalisme de la sfio d'hier .
Braouezec, membre du PCF mais notoirement anticommuniste est effectivement mal placé pour représenter un parti qu'il dénigre dans les médias dès qu'il en a l'occasion. Il est systématiquement mis en avant dans les colonnes du "Monde" comme une sorte de postcommuniste français présentable, en particulier par Sylvia Zappi.
Mais d'une part ça ne fait pas du pseudo "front de gauche" qui nous associe à trois groupuscules fantômes et un auto-présidentiable une bonne stratégie. D'autre part Braouezec dit tout haut ce que pense tout bas, ou dit clairement en privé, une bonne partie de l'appareil légitimiste. Et lui reprocher la perte du 93 c'est vouloir lui faire porter un chapeau trop grand pour lui. Bref, on nous a déjà fait le coup, ce n'est pas parce qu'on nous lance un ballon qu'on va courir après. C'est comme les débats "sur le nom du parti", les militants vont discuter, ils vont même "gagner" et pendant ce temps là les "chefs" feront ce qu'ils voudront. La coquille vide non merci.
De toute manière la tête de liste en Idf ce sera probablement Pierre Laurent.
mais qui connait Braouezec à Clichy et dans le 92 il ne manque pas de communistes pour etre tete de liste mais avant batissons un programme a faire debattre avec la population afin de le defendre en cas de fusion entre plusieur listes au second tour et le president du groupe CARC n'a pas demerite il peut etre notre candidat! POUR moi G MASSOU me semble etre le bon candidat:
En IDF, il faut deja tenir compte du bilan des elus CACRPG : le journal "bilan" des élu-e-s Alternative citoyenne au Conseil régional d’Île-de-France http://democraties-participatives.o...
Et nous sommes plus que jamais des partisans de l’unité des forces antilibérales. Depuis près de six ans, nous avons tâtonné mais aussi beaucoup expérimenté et beaucoup appris. Avec l’ensemble du groupe CACRPG (Communiste, Alternative Citoyenne, Républicain et Parti de Gauche), nous avons eu le sentiment de marquer les politiques de la Région de préoccupations majeures en matière de démocratie, de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits, de logement, de transport, de formation et d’emploi, d’aménagement urbain… Nous avons cherché à innover en sollicitant réseaux associatifs et syndicaux....