Mais cette dernière est bien antérieure à la crise financière et, ni ses causes, ni ses effets, n'ont jamais été traités au niveau nécessaire. Pire, les logiques mises en œuvre dans les politiques publiques du logement sont elles-mêmes facteur d'aggravation.
Que faire ? D'abord se battre, résister.
Mais il nous faudra, dès que possible, une grande politique nationale qui décide : l'abrogation de la loi Boutin, la suppression du surloyer (que G. Catoire le maire socialiste de Clichy applique avec enthousiasme !), l'augmentation de 10 % des plafonds de ressources, la non application des Conventions d'Utilités Sociales, l'abandon de la vente des logements HLM, la suppression des aides fiscales au logement spéculatif privé; le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs et la revalorisation de 25 % des aides personnelles au logement; l'abrogation de la pratique barbare des expulsions locatives.
Il faut imposer de réelles contraintes pour les communes qui ne respectent pas le seuil de 20 % de logement sociaux (réduction de leur Dotation Globale de Fonctionnement, obligation de 30 % de logements sociaux dans les programmes privés, réquisition des terrains).
Nous refusons de laisser regrouper au niveau national et inter-régional les organismes HLM en de grands groupes pouvant aller de 100 000 à 200 000 logements, ainsi que la réalisation de PLH régionaux ou du Grand Paris qui dessaisiraient les communes de leurs compétences en matière de politique de logement et d'habitat.
Le PCF avance des propositions pour une nouvelle politique du logement pour la France : faire de la politique sociale du logement une priorité nationale avec un budget au moins égal à 2% du PIB, engager un programme annuel de construction de 180 000 logements sociaux à loyers abordables pour tous, de logements étudiants et de réhabilitation des cités universitaires.
Il convient de revenir à une aide à la pierre à hauteur de 40 % du coût des opérations, avec des prêts publics, de mettre en place un dispositif renforcé de construction de bâtiments neufs et de réhabilitation du parc locatif existant prenant en compte toutes les exigences environnementales en particulier l'adoption d'un vaste programme d'isolation thermique du parc social.
Ras le bol de la cherté des Loyers! Il faut limiter à 20 % des revenus des locataires le montant du loyer et les charges; accorder une priorité au droit à la Ville, dense, écologique, ouverte et humaine; se doter d' outils de planification écologique.

Comme pour les retraites, sur cette question du droit au logement, la gauche doit porter un projet à la hauteur des défis de l'époque