A terme, c’est la même politique qui se dessine au voyageur.
DU RAPPORT GRIGNON AUX ASSISES DU FERROVIAIRE.
Les préconisations issues des assises du gouvernement envisagent de réformer le système ferroviaire pour permettre une expérimentation de l’ouverture à la concurrence, dès 2014, des TET et des TER.
Pourtant, aucun texte législatif (français et européen ) n’impose cette ouverture à la concurrence.
Peu importe, la Ministre a missionné le Conseil d’Etat afin que celui-ci précise les conditions nécessaires à cette ouverture à la concurrence :
- Remise en cause de la loi de 1940,organisant le temps de travail à la SNCF.
- Modification de la loi SRU.
- Mise en oeuvre d’un accord collectif de branche, avec la casse du RH 0077 de la SNCF.
- Possibilité de transférer les cheminots vers les entreprises privées....le tout,au plus tard en 2014 !
Parallèlement à ces orientations,l a Direction poursuit la mise en œuvre de son plan social pour " les métiers en contact avec le client " dans la perspective d’une mise en concurrence de la distribution, voire d’une séparation de la vente TER (proximités) et SNCF Voyages dans un projet baptisé " Vision 2015 ".
UNE HOLDING SONNERAIT LE GLAS DE L’EPIC SNCF ET DU STATUT DES CHEMINOTS.
Il est clair que la stratégie du gouvernement et les positions prises par la direction sont de nature à amener à la fin du Service Public SNCF,à la dissolution de l’EPIC SNCF, et donc à l’abrogation du statut des cheminots.
11000 kms de lignes sont menacées de fermeture et certaines dessertes TGV qualifiées de "non rentables" seraient supprimées...
Après le Fret, c’est l’Infra qui a été divisée avec la DCF et les EIC d’un côté et les territoires de production Equipement de l’autre, puis ce fut les métiers transverses devenus "services partagés" (CMGA, Agences Familles, SUGE....), plus récemment ce fut la création de Gares et Connexions, de la filiale SFERIS à l’équipement et les ateliers du Matériel sont dans le viseur de la sous-traitance.
A terme, derrière le vocable de "cadre social harmonisé ", se cache la casse du statut avec la fin du déroulement de carrière ( grille salariale et notations ), de la reconnaissance de l’ancienneté (tableau des échelons), du régime spécial de protection sociale (maladie-retraite), du droit syndical avec la perspective du licenciement.
IL Y A URGENCE A AGIR TOUS ENSEMBLE LE 4 AVRIL 2012 POUR :

  • Maintenir et développer la SNCF comme entreprise publique intégrée ;
  • Refuser l’ouverture à la concurrence comme seule alternative ;
  • Défendre le statut,l’emploi et les salaires.

RENDEZ-VOUS A PARIS, PLACE HENRY FRESNAY, GARE DE LYON A PARTIR DE 12H !