Son calcul est simple : avec les attaques de son Président de frère contre le niveau des pensions, il estime que les salariés français, anticipant une décote de leurs cotisations se tourneront davantage vers l’épargne retraite.
Tablant sur une baisse de 8 % des retraites, Monsieur (on appelait ainsi, sous l’ancien régime, le frère du monarque) rêve de voir le groupe Malakoff Médéric bénéficier de ce pactole.
La réforme "va conduire à l'asphyxie financière des grands régimes par répartition" et sera donc "propice à l'éclosion de ces grands fonds de pension qui n'étaient pas encore parvenus à s'acclimater en France, à quelques rares exceptions près", nous explique le site Médiapart. Le Président assècherait donc la retraite par répartition au profit d'un mode de capitalisation.
Des sénateurs de gauche se sont demandés publiquement si le but de cette reforme ne serait pas aussi de "tuer" le système par répartition au profit d'un système par capitalisation produits d'épargne de retraite complémentaire privée.
"Pour moi, une retraite peut en cacher une autre. La retraite par répartition cache la retraite par capitalisation. Et un frère peut en cacher un autre (Nicolas et Guillaume Sarkozy]. Cela montre un système clanique", confie le député communiste André Gérin.
" L'article 32 du projet de loi ouvre une brèche pour la retraite par capitalisation (cet article 32 rend obligatoire, dans certains cas, l'épargne retraite, ndlr), prévient A. Gérin. Il y a un pactole de 40 à 100 milliards d'euros à la clé !".
Et le député de Vénissieux précise :
"La société de Guillaume Sarkozy a passé un accord avec la Caisse des Dépôts et Consignations, contrôlée par l'Etat. Il est impossible que cela ne se fasse pas sans l'accord de l'Élysée".
Même appréciation au Nouvel Observateur qui explique : "Cette société n'aurait jamais vu le jour sans l'appui de l'Elysée."
Le montage financier rassemble le Groupe privé Malakoff-Méderic, la Caisse des Dépôts et consignation (CDC) et une de ses filiales la Caisse nationale de prévoyance (CNP). En effet, la CDC est une institution publique présidée par un parlementaire, sa filiale CNP est présidée par François Pérol, ancien secrétaire adjoint de l'Élysée.
"Le gouvernement a-t-il décidé de mettre la CDC au service de la capitalisation ? Si c’est oui, le voile est levé sur vos intentions réelles.", interroge A. Gérin qui a brandi la photo conjointe des deux frères Sarkozy dans l'hémicycle de l'Assemblée....
On comprend mieux la signification du slogan de l’UMP que s’applique la bande du Fouquet’s : « Ensemble tout est possible ! »