La crise de la dette qui est un symptôme de la crise économique du capitalisme, n’est qu’un prétexte pour imposer des plans d’austérités aux classes populaires dans des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne ou l’Italie. Ces politiques permettent la casse des droits des travailleurs, des étudiants et de l’ensemble de la population. Elles constituent une déclaration de guerre contre les intérêts du peuple.
Depuis 15 ans, le secteur de l’éducation a été le centre des attaques de l’Union Européenne qui veut instaurer les mêmes règles que dans les systèmes éducatifs anglais et américains.
Depuis l’ouverture de l’Education au marché, les privatisations et la commercialisation des écoles publiques ont créé d’énormes possibilités de bénéfices pour les monopoles. Dans ce contexte, la situation qui est déjà très dure, va continuer d’empirer.
Dans la continuité du processus de Bologne (1) et du traité de Lisbonne, avec à présent la stratégie euro2020, les jeunes venant des classes populaires seront exclus des universités.
Nous, CJC (Catalogne), CJC (Espagne), COMAC (Belgique), EDON (Chypre), FGCI (Italie), Giovani Communisti (Italie) JCP (Portugal), KNE (Grèce), UJCE (Espagne), UEC (France), déclarons, en ce jour du 17 novembre, journée internationale des étudiants, que :
1. L’éducation supérieure est un droit fondamental du peuple et de la jeunesse, qui ne doit pas être subordonnée aux intérêts privés.
2. L’éducation et l’enseignement supérieur doivent être un service public, gratuit et laïc. Nous luttons contre les réformes capitalistes, pour que les universités servent les besoins des peuples et non les profits des capitalistes et des monopoles.
3. Nos pays doivent rejeter le Processus de Bologne, nous le mettrons en déroute !
4. Le but des universités doit être d’éduquer les jeunes et de leur permettre de poursuivre des projets de recherches de bonnes qualités et ce quelques soient les ressources de chacun.
5. Le capitalisme est un système qui ne permet pas à tout le monde d’étudier et de vivre dans des conditions décentes, c’est pour cela que nous nous battons pour le dépasser.
6. Les universités ne devraient pas appliquer des politiques impérialistes avec les autres pays en les forçant à mettre en œuvre les mêmes réformes que celles de l’UE, comme le Processus de Bologne. Les universités de tous les pays doivent promouvoir la coopération et des programmes de recherches basés sur la solidarité et les intérêts mutuels en fonction des besoins des peuples et non au profit des corporations multinationales.
7. Les étudiants venant du Tiers Monde pour étudier en Europe sont victimes de discriminations et de racisme. Les capitalistes les exploitent et participent au pillage de ces pays. Nous leurs exprimons notre entière solidarité, nous soutenons leur combat et nous les appelons à s’unir dans la lutte pour nos droits à tous.
8. Nous demandons instamment à nos universités de développer des partenariats avec les universités Palestiniennes, afin d’aider la lutte pour la vie, l’éducation et le travail que le peuple Palestinien mène dans des conditions très difficiles, en raison de la poursuite de la politique impérialiste d’occupation promue par l’Etat Israélien.
9. Nous dénonçons fortement le révisionnisme et l’anticommunisme dans l’éducation notamment via la falsification de l’histoire et l’amalgame entre nazisme et communisme.
10. Dans le même temps, nous luttons contre l’idéologie capitaliste dans la conception de l’éducation et nous appelons à une vraie démocratie dans l’élaboration des programmes et dans la gestion des universités, de manière à ce que l’éducation et les sciences puissent jouer un véritable rôle dans la société afin d’améliorer la vie des travailleurs.
Pour conclure, nous exprimons notre solidarité aux étudiants et aux jeunes du monde qui se battent pour des meilleures conditions de vie et d’études.
En avant pour un monde de paix, de solidarité, pour le socialisme, avec une Europe libérée de l’exploitation et avec des étudiants ayant de meilleures conditions d’études et vivant librement !
(1) Lancé par les partis socialistes et les droites européennes, le processus de Bologne, d'inspiration libérale, vise à mettre la diffusion des savoirs au service de la rentabilité financière et conduit à placer les systèmes universitaires européens sous la coupe des grands groupes(précision de DG)