samedi 30 janvier 2010, 10:19
ESPAGNE : le Gouvernement socialiste propose la retraite à 67 ans!

les aides du Gouvernement aux chômeurs
Le ballon d’essai de Martine Aubry visant à reculer l’age de la retraite en France est scandaleux mais n’a rien d’illogique du point de vue de la politique préconisée par les partis socialistes européens.
Là où le PS est au pouvoir et a les mains libres, c’est bien le projet de société qu’il met en œuvre.
C’est le cas de l’Espagne avec le gouvernement Zapatero
La proposition de réforme de la Sécurité sociale espagnole vise à établir "le nouvel âge de la retraite à 67 ans", a t –il été annoncé à la sortie du Conseil des ministres.
Le gouvernement socialiste espagnol, faute de s’attaquer à la logique du système capitaliste, s’attaque aux acquis sociaux, à la protection sociale. Il cherche à imposer, comme Sarkozy en France, un plan de super austérité pour rentrer les clous du pacte de stabilité européen. Bonjour, l'Europe sociale!
A Madrid ce qui se met en œuvre, c'est une véritable politique de droite sans la droite.
Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé qu'il allait proposer de retarder l'âge de la retraite à 67 ans (contre 65 ans actuellement), pour faire face au vieillissement de la population et assurer la viabilité financière de son système de pensions. Le refrain est connu : pour les socialistes pas question d’accroître les prélèvements sur le capital pour dégager les recettes nécessaires.
Les syndicats ont exprimé leur "opposition frontale", tandis que le patronat, qui préconise une retraite à 70 ans, a dit sa satisfaction.
L'Espagne compte 4 326 000 chômeurs. Frappé par la crise financière et la spéculation sur l’immobilier, l’Espagne a vu le nombre de chômeurs augmenter de 1,1 million en l'espace d'une année, et le taux de chômage s'est établi à 19%. Un record !
Fin 2009, il y avait 1,22 millions de foyers espagnols où tous les membres actifs étaient au chômage et la forte baisse de la consommation des ménages pénalise maintenant une hypothétique reprise économique.
Et pourtant Aznar et la droite ne sont plus au pouvoir à Madrid.
Il ne suffit donc pas de battre la droite dans les urnes : encore faut-il avoir des propositions crédibles alternatives comme celles du PCF.
En France, seul un rassemblement populaire des forces de gauche autour de contenus transformateurs pourra éviter à notre pays, à ses travailleurs et retraités de telles régressions sociales…


















Commentaires