Pendant ce temps là une autre musique se jouait à l’Assemblée Nationale où le ministre des relations avec le Parlement Roger Karoutchi a imposé que le vote ne puisse avoir lieu article par article afin de permettre à l’UMP d’éviter le débat. Sous prétexte que toutes propositions de loi introduisant une dépense doit faire l’objet d’une proposition sur les recettes correspondantes (article 40 de la constitution sur l’interdiction faite aux députés d’accroître la dette publique), les articles comme celui concernant le Smic à 1600 euros brut ont été écartés.

Le vote sur les trois propositions de loi est reporté à lundi matin. Un débat opposant deux projets de société a eu lieu: celui du capitalisme en crise qui détruit des dizaines de milliers d’emplois; et celui d’une société dont l’objectif est de répondre aux besoins de l’humanité. Ainsi, Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi, mal nommé, a opposé le veto du gouvernement à une loi contre les licenciements en invoquant notamment « la liberté de l’employeur » de licencier.

De fait, le gouvernement de Sarkozy s’oppose à tout ce qui pourrait mettre un frein à la « concurrence libre et non faussée » prévue par le Traité de Lisbonne en dépit du Non des Français au projet de constitution européenne porteur des mêmes valeurs.

Le 7 juin, les luttes passent par le vote pour qu’un maximum de députés du Front de Gauche soient élus au Parlement européen.