La France peut-elle conserver, voire développer, notamment dans le cadre de l’Europe, une fonction publique spécifique et primordiale ?

Chacun s’est plu à considérer au plus fort de la crise qu’avec un secteur public représentant le quart de la population active, la France disposait là d’un « amortisseur social » important. Amortisseur social en ce qui concerne le pouvoir d’achat du fait de la masse salariale considérée, l’emploi en raison de la garantie dont bénéficient les agents sous statuts, la protection sociale et les retraites de leurs régimes spécifiques.
Amortisseur social aussi d’un point de vie éthique, face à l’immoralité spectaculairement affichée par le système financier, car il n’y a pas de corruption significative dans la fonction publique française. Une économie jamais chiffrée mais que la plupart des pays du monde doivent payer.

Les élus de la population et les fonctionnaires peuvent-ils travailler ensemble pour défendre et développer une fonction publique territoriale répondant aux besoins de notre société ?
Compte tenu de l’expérience, aussi bien les élus que les fonctionnaires et l’opinion publique peuvent considérer que l’existence d’un statut général des fonctionnaires « à trois versants » : fonction publique de l’État, territoriale et hospitalière, est une pièce maîtresse du pacte républicain, c’est-à-dire de notre démocratie. Cela n’a pas été toujours été le cas.
Certains élus ont pensé au moment de l’adoption du statut qu’il était peut être de nature à contraindre leurs compétence et à constituer une gène dans la gestion des affaires locales. Ce n’est pas le cas.
C’est l’intérêt de tous de combiner, par le débat démocratique les principes républicains d’unité de la République, de libre administration des collectivités territoriales, et d’intégrité de la fonction publique.
Élus, fonctionnaires et usagers doivent donc unir leurs efforts dans la défense et la promotion de la fonction publique française