34èm congrès du PCF, section de Clichy la Garenne, (Fédération des Hauts de Seine)

MOTION ADOPTEE A L’UNANIMITE PAR LA CONFERENCE DE SECTION DE CLICHY LA GARENNE

La contribution des communistes de Clichy au congrès se résumera à trois réflexions puisées dans nos débats, nos expériences et nos souhaits.

1) Si le monde et l’époque ont changé,

  • S’il faut être extrêmement attentif aux évolutions du capitalisme d’aujourd’hui, à leur nature, comme à leur ampleur, nous n’avons cependant pas à rougir ni à minimiser les combats méritoires qui ont jalonné l’histoire du parti communiste français.
  • N’avons-nous pas toujours été aux côtés du monde des exploités, aux côtés des peuples colonisés, aux côtés des opprimés sans ménager ceux qui en tiraient des profits aux dépens des hommes et du pillage des peuples ?

Sans sous-estimer ni taire les leçons des erreurs passées, anciennes et récentes, le parti communiste français a conquis dans le paysage politique, social, institutionnel du pays un rôle original et irremplaçable dont témoignent son identité, son utilité au service de la France et de ses habitants.

2) Les luttes dont nous avons été à l’initiative ou auxquelles nous avons participé, nous ont appris qu’il ne fallait jamais négliger, derrière chacune d’elles, leurs enjeux de classe de manière à en éclaircir le sens, à rassembler les intéressés, à créer les conditions de leur succès.

  • C’est notamment vrai pour les choix financiers des équipements collectifs et des rémunérations salariales. Ils montrent d’une façon criante que les choix de classe, et ce n’est pas une découverte du 21ème siècle, prévalent toujours selon qu’il s’agisse de verser des milliards aux banques ou de satisfaire les revendications populaires.
  • Le but affiché du « Grand Paris » de la finance et du tourisme de luxe que veut réaliser Nicolas Sarkozy est un choix stratégique d’aménagement au service des marchés financiers, dont les réformes de structure, si importantes soient-elles, ne sont que les moyens.
  • Les retards dans le réseau des transports en commun résultent des mêmes choix de classe.

Le refus qui nous est opposé depuis 50 ans de dédoubler la ligne 13 du métro où le risque d’accident est quotidien, en est un exemple parmi d’autres.

3) Certes le monde change, mais il change hors des schémas préétablis.

  • Qui aurait dit il y a seulement 20 ans, malgré la mondialisation capitaliste, qu’un vent nouveau et prometteur soufflerait sur l’Amérique du Sud ?
  • Qui aurait dit il y a seulement 10 ans que la crise économique et financière ébranlerait à ce point le système capitaliste d’aujourd’hui, le capitalisme financier mondialisé et poserait en urgence la nécessité d’une maîtrise publique par les peuples du crédit, mis au service de la création d’emplois, de la formation, de la croissance et du progrès ?
  • Et en France même, ne constatons nous pas, malgré les reculs des idées révolutionnaires, malgré le poids du social libéralisme, malgré l’arrogance des forces les plus rétrogrades, le développement des résistances et des ripostes populaires, comme autour de la défense du service public de la poste, qui peuvent être victorieuses.

Voilà pourquoi la France a besoin d’un parti communiste, tourné vers l’action, rassembleur autour d’objectifs clairs et transformateurs, qui donne la primauté au mouvement populaire sur les alliances de sommet sans principe, d’un parti de proximité qui articule son action, ses campagnes, son programme avec la visée communiste, d’un parti communiste développant son autonomie de décision et de réflexion.

Les communistes de Clichy se prononcent pour un parti communiste rénové, démocratisé, transformé, sans se renier ni se dénaturer, ni régresser sur son originalité, autonome et libre de ses choix, à l’opposé de toute dilution dans un conglomérat aux contours flous, disparition ou « métamorphose ». C’est ainsi qu’il répondra aux espoirs d’émancipation humaine en France, en Europe et dans le monde

Clichy, le 28 Novembre 2008.