L’enjeu est bien la capacité à conserver notre qualité de soins et à accueillir, soigner dans la sécurité, qui va de pair avec les besoins des personnels d’avoir de meilleures conditions de travail et de bien gérer leur temps de soignant dans la sérénité et la sécurité des patients.



Une opposition vitale à la loi HPST
Depuis la mise en œuvre à marche forcée de la loi Bachelot (HPST), le monde hospitalier public affronte chacune des facettes de la casse du service public:
· L’hyper concentration hospitalière qui s’accélère avec la mise en place des Communautés hospitalières : la restructuration des territoires de santé comme celle de la permanence des soins témoignent de cet objectif de réduire l’offre de soins publique au profit des grands groupes de santé privés
· La fin de la démocratie sanitaire par les nouveaux pouvoirs absolus des Directeurs généraux des Agences Régionales de Santé (ARS), agents zélés des déstructurations engagées, comme en Ile de France, avec un autoritarisme sans précédent
·L’accélération de l’asphyxie financière des hôpitaux publics par la généralisation de la Tarification à l’activité (T2A), visant la privatisation des profits et la socialisation des charges. La décision de la majorité parlementaire de maintenir, en 2011, des enveloppes budgétaires en deçà de la réalité des besoins, marque leur volonté d’imposer plus de suppressions d’emplois, de fermetures de services et/ou d’établissements, allant jusqu’à la remise en cause des statuts de l’hôpital public !!
NON ! L’hôpital public n’est pas une entreprise comme une autre !

NON ! La santé n’est pas une marchandise !
L’objectif premier du gouvernement est de répondre aux exigences du MEDEF dans le cadre de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP) , de moins de dépenses publiques pour plus de parts de marché pour les profits financiers dans le secteur de la santé : l’appétit du capital pour récupérer un marché en croissance, compte tenu de l’évolution des besoins de santé, est à la hauteur du poids des dépenses hospitalières dans les dépenses publiques.
En 2008 ; celles-ci pesaient pour 75,2 milliards d’euros, soit 3, 6% du PIB.

Rien sans des luttes fortes et convergentes pour des solutions alternatives

Comités de soutiens, sondages, enquêtes d’opinion réitérés auprès de la population attestent de l’attachement populaire et majoritaire à l’hôpital public réaffirmé malgré la dégradation des conditions d’accueil et de prise en charge comme l’IVG… MAIS, les enjeux imposent un autre niveau de riposte pour faire valoir d’autres voies alternatives.
Une lutte de vitesse est engagée entre le mouvement social qui sort renforcé de la bataille pour la retraite à 60 ans à taux plein, et les tenants du capital financier qui viennent encore de faire adopter une loi Sécurité Social tournant le dos aux besoins de financement de santé !
La conscience qu’il est possible de faire autrement grandit dans notre pays.
Le PCF, ses organisations et ses militants sont aux côtés des hospitaliers, avec les usagers et la population et vont valoir d’autres choix. a Clichy, les communistes sont aux côtés des praticiens et des salariès de Beaujon pour sauver l'hôpital et le développer.
L’engagement de toutes les catégories professionnelles, de l’aide-soignante, des ASH et brancardiers, aux chefs de services en passant par les Infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat, sont des atouts formidables pour structurer des lieux de paroles, d’échange, de confrontation et de propositions dans les hôpitaux, les cantons, les villes, les départements, pour la défense de l’hôpital public.
C’est le sens que le PCF veut donner à l’organisation, partout en France, d’Assises Régionales de la Santé, pour redonner à la population son autorité sanitaire avec l’apport des syndicats, des associations d’usagers et des élus de gauche.
Le PCF propose :

  • de maintenir et développer l’offre de soins publique dans la proximité et l’excellence
  • de concevoir une autre organisation des soins privilégiant la coopération entre tous les acteurs de santé, prenant appui sur les besoins
  • d'en finir avec la T2A et les déficits organisés
  • d'exiger des moyens suffisants et pérennes pour toutes les structures hospitalières publiques
  • de restaurer le principe de démocratie participative à l’hôpital, des instances de représentation du personnel, les CME et le CA avec des pouvoirs réels, mais aussi au niveau des régions.

Les luttes portent déjà cet ensemble de propositions, confrontées à la réalité de tous les jours dans les services. Mettons-les en commun pour construire un projet d’avenir pour l’hôpital public d’aujourd’hui et de demain