Le gouvernement, d'une manière générale, serait bien avisé d'écouter plus les salariés que le Medef.
Ce n'est pas le coût du travail qui tue l'emploi, c'est le coût du capital.
C'est le coût de la rémunération des dividendes, cette part stérile prélevée sur les richesses produites pour engrosser les actionnaires qui pousse à l'écrasement des salaires, à la précarité et aux licenciements. En effet, jamais les richesses créées par le travail n'ont été autant détournées pour maintenir des taux de profits à deux chiffres au détriment des salaires, des investissements ou de la recherche !
Le ministre Montebourg peut bien multiplier les déclarations ou les déplacements sur les sites menacés dans la sidérurgie ou l'industrie pharmaceutique, il ne pourra rien contre cette implacable logique des licenciements boursiers et financiers !
La politique du gouvernement n'est pas du tout à la hauteur.
Il ne doit pas accepter le diktat du Medef : ils sont 98 et nous, nous sommes 98% à vivre de notre travail quand 2% pillent les richesses de notre pays !
Le Parti communiste français se bat pour que soit menée en France une véritable politique industrielle, moderne, écologiquement durable et planifiée. Non, l'industrie ne symbolise pas le passé !
L'État doit, en ce sens, porter une vraie ambition industrielle avec de grands projets structurant des filières et revitalisant les régions : un pays qui ne produit plus de richesses ne peut plus coopérer, ni investir dans l’éducation, la santé et de grands services publics.
En ce sens, la mobilisation de crédits publics, la prise de pouvoir majoritaire de l’État dans les conseils d'administration, voire la nationalisation, doivent se concevoir et se réaliser dans une optique nouvelle, celle de changer de cap.
Cela nécessite des droits d'intervention, de contrôle des salariés pour d'autres critères de gestion répondant à l'intérêt général.
Ensemble, luttes sociales et combats politiques vont nous permettre de faire reculer les prétentions de la droite et du patronat, imposer au gouvernement le vote de lois pour l'emploi et la tenue en urgence des assises de l'emploi industrie.l