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Les chiffres de novembre viennent de tomber : 3.132.600 en catégorie A (sans aucune activité) sont recensés en France métropolitaine, soit un bond de 10,8 % sur un an.
En incluant les personnes ayant effectué une activité réduite (catégorie B et C), on compte 4.617.400 personnes à la recherche d'un emploi. A ces chiffres terribles il faudrait rajouter ceux qui sont en formation ou en contrat de sécurisation professionnelle (catégorie D), qui ont un contrat aidé (catégorie E) et tous ceux qui disparaissent des statistiques officiels (les titulaires du RSA, les personnes dispensées ou en temps partiel subi ou découragées),.... Déclaration de la CGT en date du vendredi 28 décembre 2012.
Chiffres du chômage : Le changement se fait attendre
29 300 demandeurs d’emploi supplémentaire en novembre en catégorie A, 30 400 si on y ajoute les catégories B et C.
Tous les clignotants sont au rouge :
Chômage des jeunes : + 1,2%
Chômage des seniors : + 1,2%
Chômage de longue durée : +1,2% Comment peut-il en être autrement quand la croissance est nulle, quand le pouvoir d’achat des ménages est attaqué, quand l’augmentation du SMIC est dérisoire?
Les plus fortes entrées au chômage, pour le mois de novembre, concernent les salariés en contrat à durée déterminée.__
Elles montrent, si besoin en était, que la flexibilité et la précarité dans notre pays est un véritable fléau et qu’il nous faut le combattre._
Les ruptures conventionnelles qui dépassent maintenant le million sont un nouvel outil au service du patronat pour se séparer des salariés plus rapidement et sans risque juridique. Il nous faut les encadrer.
Cette augmentation du nombre de demandeurs d’emploi montre que l’argent public dont bénéficient les entreprises ne fait que renforcer le chômage.
Vouloir combattre le chômage nécessite de mener une véritable politique de l’emploi. Il faut conditionner les aides, encadrer les ruptures conventionnelles, interdire les plans de départ volontaire et relancer la consommation par une revalorisation du pouvoir d’achat.
La CGT réaffirme qu’elle s’opposera à toute mesure qui renforcerait la précarité et la flexibilité dès la prochaine séance de négociation qui se tiendra les 10 et 11 janvier prochain sur la sécurisation de l’emploi.
Elle appelle les salariés à participer aux rassemblements prévus le 10 janvier dans les territoires.