• s'attaquer au marché du travail via des déréglementations. Le ralentissement prévu de la croissance, à 0,5% en 2012 après 1,7% en 2011, "exige un effort de volonté supplémentaire pour s'attaquer à la situation du marché du travail" où le chômage devrait dépasser 10% selon elle en 2012 et 2013.

Cela passe par un décloisonnement du marché français du travail, explique Bruxelles. Le code du travail est en ligne de mire. Voilà qui ravit le MEDEF qui voudrait que la Loi s'arrête à la porte des entreprises.

  • réduire les charges des entreprises. Elle recommande "plus d'efforts" dans le développement d'un système fiscal "plus favorable à une croissance économique durable" malgré les mesures déjà prises pour réduire les charges pesant sur le coût du travail. A l'inverse pour le PCF, les exonérations de charges et les cadeaux fiscaux aux patrons sont totalement inefficaces et doivent cesser.
  • baisser le coût du travail. Autre "défi majeur", les exportations françaises avec une part du commerce mondial en baisse. "Le déficit durable depuis 2004 de la balance commerciale française met en lumière la détérioration de la compétitivité de l'économie française, notamment en comparaison avec certains de ses partenaires de l'Union européenne", souligne la Commission. La France a enregistré en 2011 un déficit commercial record de plus de 70 milliards d'euros. Bruxelles souligne des raisons de coût de main d'œuvre. Ce qui pèse sur les entreprises dit le PCF ce n'est pas le coût du travail mais les frais financiers versés aux banques ou les intérêts prélevés par les marchés et les dividendes des actionnaires.
  • lier les universités et les entreprises. "L'innovation est considérée comme un des moteurs clés de la compétitivité hors prix", souligne la Commission et les dépenses de recherche et développement de la France représentaient 2,26% du PIB en 2010 contre 2,08% en 2007 mais "restent très en deçà de l'objectif de 3% de ce pays". Elle appelle la France à créer de meilleures opportunités de carrière pour les détenteurs d'un doctorat dans le secteur privé.

Les programmes de l'enseignement supérieur devraient accorder "plus systématiquement une place aux matières relatives à l'innovation et l'entreprenariat."
Bruxelles n'évoque en revanche pas un coup de pouce au Smic ou des revalorisations salariales pour relancer la machine économique française. Elle ne parle pas d'un changement de statut de la Banque centrale européenne pour que celle-ci prête aux Etats à un meilleur taux que les marchés et les banques, ce qui aurait pour effet de désamorcer le problème de la dette publique.

  • Des taxes vertes. La Commission déniche un secteur fiscal d'avenir pour le gouvernement Ayrault. Elle fait remarquer que sa recommandation sur le développement d'une fiscalité favorable à la protection de l'environnement "n'a pas été appliquée".

"La France est à l'avant-dernière place en terme de part de taxes environnementales dans ses recettes fiscales au sein de l'UE", note-t-elle.