Le projet de budget de la Sécurité sociale 2013 (PLFSS) va continuer d’aggraver les inégalités face à l’accès aux soins.
Avec une gestion inefficace car uniquement orientée vers la gestion d’un déficit prévisionnel, ce PLFSS ne répondra ni aux besoins des populations, ni aux demandes urgentes des personnels.
98 patrons de l’AFEP (Association française des entreprises privées), souvent cumulards des Conseils d'Administration des entreprises du CAC 40, ont décidé de mettre un coup de pression sur le gouvernement, en demandant 30 milliards d’€ de baisse supplémentaire des cotisations sociales patronales : pourtant, en 2010, pour 145 milliards de cotisations patronales versées, ce sont plus de 300 milliards d’€ qui ont été engloutis comme dividendes aux actionnaires!
Des patrons vautour
Ces vautours veulent faire payer les salariés à leur place pour financer la Sécurité sociale.
Leur proposition pour continuer à accroître l'épaisseur de leur portefeuille et à se gaver en toute impunité : augmenter la TVA et aggraver l’austérité en diminuant de 60 milliards les dépenses de l’Etat, au détriment des services publics.
En somme, faire payer la facture au plus grand nombre, aux familles, aux salariés, aux retraités !
La nouvelle taxe de 0,3%, réclamée à plusieurs millions de retraité-es dès avril prochain pour le financement de l’aide à l’autonomie, constitue elle aussi une mesure particulièrement injuste : en plus de gréver leur pouvoir d’achat, elle constitue un véritable déni de solidarité intergénérationnelle puisqu’elle prévoit de faire payer aux seuls concernés leur propre prise en charge !
S’il faut saluer la prise en charge intégrale de l’IVG et l’augmentation des moyens du secteur médico-social, l’absence totale de toute volonté du gouvernement de rechercher de nouvelles recettes pour financer la Sécu est inacceptable en même temps qu’inefficace.
C’était pourtant le sens de la proposition des député-es Front de gauche de taxer les revenus des placements financiers des banques et des entreprises au même niveau que la cotisation sur les salaires, proposition refusée par la majorité présidentielle.
Face à la crise, il y a urgence à mettre tout en œuvre pour permettre l’accès de toutes et tous aux soins par le développement des services publics.
Parce que la Sécurité sociale est une richesse et non une dépense à réduire, le PCF déplore ce budget d’austérité qui s’inscrit en toute continuité avec la logique comptable prévalant ces dix dernières années.
Ensemble, favorisons le débat et la mobilisation pour défendre et promouvoir une Sécurité Sociale solidaire et universelle, porteuse de progrès social et économique.
L’UE veut la mort de la Sécu
L’Union européenne préfère les assurances privées à la sécurité sociale !
Un projet de directive européenne prévoirait de soumettre la sécurité sociale aux procédures d’appels d’offre.
En clair, la commission européenne veut imposer le dogme de la libre concurrence aux organismes de protection sociale en leur imposant de s’aligner sur le secteur marchand !
Après la ratification sans concertation du traité Sarkozy/Merkel et la réduction drastique des dépenses publiques par l’application forcée de la « règle d’or » budgétaire, il s’agit là d’un démantèlement annoncé de notre sécurité sociale et de notre système social.
Tout doit être mis en oeuvre, y compris par le gouvernement français, pour que cette directive soit abandonnée.