PLaurbleu.jpg
F. Hollande est pris dans ses contradictions : prétendre faire une politique de gauche sans s'en donner les moyens, c'est à dire en respectant les exigences des marchés et en ne s'attaquant pas au capitalisme lui même.
Il tient un discours en apparence de gauche mais ne s'engage à rien concernant le SMIC et refuse le retour à la retraite à 60 ans à taux plein.. Son obsession reste le retour aux critères de Maastricht : la réduction à tout prix de la dette publique pour rassurer les marchés et la diminution du cout du travail pour les patrons.
Aucune remise en cause sérieuse de la construction européenne, ni de réorientation de la BCE pour placer l'euro au service de l'emploi, du progrès social.
En rester là, c'est conduire la gauche à l'échec, comme ce fut le cas avec Jospin et la gouvernement de la Gauche plurielle.
Il faut débattre à gauche et rassembler sur d'autres solutions. Voici la réaction de P. Laurent , dirigeant du PCF.
François Hollande a continué ce matin, en rendant public son programme, de faire entendre la musique de gauche qu'il avait entamée dimanche au Bourget.
Mais cette musique reste marquée par 2 sons de cloche contradictoires. D'un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises.
Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération.
François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à gauche, en prétendant respecter dans le même temps des engagements de réduction des finances publiques pris par la droite à la demande des marchés financiers.
Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ?
Le Front de gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions.
C'est sur ces solutions que nous comptons continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en œuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays.