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Le Centre culturel algérien honorait, cette semaine, la mémoire du militant communiste et patriote algérien Fernand Iveton (1926-1957), guillotiné le 11 février 1957, poursuivi par la haine tenace d’un gouvernement dont le ministre de la « Justice », et donc principal décideur, s’appelait François Mitterrand...
A l'heure où deux candidats à gauche - F. Hollande et J.L. Mélenchon - revendiquent leur filiation avec F. Mitterrand, la responsabilité directe de ce dernier, garde des Sceaux du gouvernement socialiste de Guy Mollet en 1956, dans l’exécution de Fernand Iveton mérite d'être soulignée.
Un document des archives du Conseil supérieur de la Magistrature établit que François Mitterrand -comme la totalité des membres du CSM- s’est bien opposé à la grâce d'un homme qui n’avait pourtant tué personne.
Voici une tribune d'Alain Ruscio, parue dans l'Humanité.
Son « crime » ? Avoir projeté de poser une bombe pour saboter une tuyauterie dans l’usine à gaz d’Alger. L’engin avait été programmé pour exploser à 19 h. 30, c’est-à-dire à un moment où les lieux étaient déserts. Il ne pouvait donc pas faire de victime.
Il avait d’ailleurs été découvert avant l’heure et désamorcé. En temps « normal », la sanction aurait dû être de quelques années de prison. Oui, mais… la guerre d’Algérie a été une permanente anormalité dans l’histoire française et, en particulier, de la justice.