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En appelant à un « vote massif » au Parlement en faveur du Traité européen (TSCG) dit Traité Merkozy, J.M. Ayrault invite la gauche à joindre ses voix aux élus de droite pour voter le texte signé en mars à Bruxelles par Nicolas Sarkozy.
Exit la fable d'une renégociation, envolées les belles paroles de campagne d’Hollande qui promettaient d'en découdre avec les marchés financiers.
Aujourd'hui, le Premier ministre ne donne plus que l'objectif de réduction du déficit public.
Cet appel à une ratification massive est hélas en cohérence avec le budget d'hyper-austérité et le « choc fiscal » préparés pour 2013, avec les projets menaçant le financement de la protection sociale, celui des collectivités locales et qui porterait atteinte au niveau de vie des salariés et des services publics.
Une accélération de la casse des services publics découlerait de la très forte baisse des dépenses publics envisagées.
Déjà l’hypothèse de la « TVA sociale », c’est-à-dire l’augmentation de la Tva pesant sur la consommation des ménages et à laquelle Sarkozy avait dû renoncer devant la protestation, refait surface. Tout comme la perspective d’une augmentation de la CSG et d’une aggravation de la flexibilité et de la précarité.
C’est toujours la même logique libérale : alléger les charges dues par les patrons en les remplaçant par des ponctions nouvelles sur les ménages et les salariés.
Il faut dire stop et pousser le gouvernement à changer de voie.