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(photo : Clichy Octobre 2009, les militants du PCF et du PS organisent ensemble le referendum contre la privatisation de la Poste)

Bernard Dupin est administrateur CGT du Groupe La Poste. Il expose ici les dangers du nouveau Traité pour ce précieux service public qu'est La Poste.

Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), plus connu sous le nom de pacte budgétaire européen, est un mécanisme qui aura de nombreuses conséquences sur la vie quotidienne des postiers et des usagers de La Poste.
Ce traité qui prévoit l'institution d'une règle d'or budgétaire nationale définit clairement des possibilités de sanctions venant de la Cour européenne de justice pour les pays qui ne respecteront pas des budgets en équilibre ou en excédent.
Un Traité pour vider le social de l'entreprise
En clair, l’Etat qui est l’actionnaire majoritaire du Groupe La Poste va accélérer sa politique de dividendes dont le taux actuel qui vient de passer de 25% à 36% sera loin de correspondre aux énormes contraintes budgétaires prévues.
Les 130 à 145 millions de dividendes annuels reversés par La Poste à l’Etat apparaissent d’ores et déjà comme quantités négligeables dans les perspectives à venir.
C’est donc l’ensemble du modèle économique actuel de La Poste basé uniquement sur l’écrémage des emplois, la baisse des charges et la vente du patrimoine, qui non seulement ne sera pas remis en cause, mais qui va au contraire prendre de plus en plus de consistance.
Les conséquences apparaissent donc évidentes pour un bilan social qui s’annonce encore plus dégradé et un service public postal très rapidement mis dans l’incapacité de répondre aux besoins de la population.