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O. Guayasamin : Les mains de la protestation
Il est difficile de qualifier le degré de cynisme qui entoure la conférence de la Convention sur la diversité biologique (CBD) qui a lieu à Nagoya (Japon) du 18 au 29 octobre.
L'avalanche de déclarations, rapports, événements et autres publi-reportages qui a jalonné cette Année internationale de la biodiversité augure-t-elle vraiment d'un nouveau cap pour les écosystèmes et les millions d'espèces qui les constituent ?
Tous les grands équilibres de la planète sont menacés – stabilité du climat, capacité des océans à absorber le gaz carbonique, des sols à se régénérer, etc.
On serait en droit d'attendre un sursaut des décideurs politiques et des organismes internationaux. Or il n'en est rien. Ou plutôt si, mais c'est un saut périlleux, qui prépare le transfert de la gestion de la biosphère à la sphère financière.