Planetverte.jpg
Le grenouillage électoral du PS et d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) échangeant la fermeture de centrales nucléaires contre des circonscriptions électorales est irresponsable et fait fi des intérêts de la France. Il risque d'aboutir, en cas de victoire de F. Hollande, à la pénurie d'énergie, à l'augmentation considérable du coût de l'électricité, à des dizaines de milliers de licenciements, au recours massif à des énergies carbones donc contributives au réchauffement climatique et au dépeçage du service public et d'EDF, issu du programme du Conseil national de la Résistance.
Sortir du nucléaire, c'est faire exploser le nombre des chômeurs, accentuer la désindustrialisation et semer la pénurie d'électricité, voilà ce que cache les politiciens démagogues qui proposent la sortie du nucléaire et entretiennent les peurs.
Le PCF se propose lui de réaliser la maîtrise publique totale de la filière nucléaire, de renforcer la transparence et les contraintes de sécurité à tous les stades, de poursuivre les recherches tout en diversifiant les sources d’énergies renouvelables.
Le PCF propose de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique, qu’ils relèvent de la recherche, de la production ou de la distribution de l’énergie, et en premier lieu EDF, GDF, du CEA et AREVA et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations.
En toute indépendance, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) avec l’appui technique de l'Institut de Recherche en Sûreté Nucléaire (IRSN) resteront les outils indépendants de contrôle de la sûreté et de la radioprotection.
Enfin, le PCF souhaite un grand débat national pour informer réellement les français - traumatisés par les campagnes alarmistes des médias et des pseudo-écologistes- des enjeux et de l'irréalisme de la sortie du nucléaire.
Parmi les réactions aux accords politiciens PS-EELV, voici celle de la CGT-Mine-Energie :
Les partis politiques sont légitimes pour s’exprimer sur les questions énergétiques, tout comme les organisations syndicales. La FNME-CGT souhaite donner son point de vue.
L’accord conclu hier entre le PS et EELV est très bien résumé « Le secteur de l'énergie reviendra au sein du grand Ministère du Développement Durable ». Exit l’Industrie, le secteur sera sacrifié pour privilégier une production locale ( !?), les défauts (excusez l’euphémisme) de la libéralisation seront corrigés et l’entreprise EDF sera désintégrée en cassant la cohérence de l’intégration verticale, qui est le meilleur optimum technico économique, en séparant les réseaux de transport et de distribution des activités de production et de commercialisation.
Ajoutons à cela, l’arrêt du Nucléaire (ne nous voilons pas la face, c’est ce que signifie l’arrêt de tout nouveau projet rajouté à la fermeture de 24 réacteurs – dont l’arrêt immédiat de Fessenheim - plus la mise en cause du retraitement) qui fragilisera l’équilibre Production/Consommation et notre indépendance énergétique.
Le bilan économique, écologique, social, de ces décisions, si elles étaient mises en œuvre dans une échéance aussi courte, serait désastreux.