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A l'inverse du PCF qui se reconnait parfaitement dans les mots d'ordre et les slogans des manifestants, le PS n’est pas vraiment en phase avec le mouvement social et cela commence à inquiéter certains dirigeants socialistes.
H. Emmanuelli, B. Hamon et même la Jeunesse socialiste tirent la sonnette d’alarme. L’acceptation de l’allongement de la durée de cotisation par M.Aubry (jusqu’à 41 ans et demi), F. Hollande, S. Royal (et évidemment DSK le patron du FMI), n’est pas du tout du goût des manifestants, en particulier de la jeunesse.
Celle ci, comme les salariés, clame son attachement à la retraite à 60 ans à taux plein. Avec les années de galère et l’entrée plus tardive dans la vie professionnelle, les jeunes ont compris que la promesse du « retour à 60 ans » du PS, c’était du pipeau.
Faute d’avoir les trimestres suffisants, ils ne pourraient faire valoir leur droit à la retraite à 60 ans, sinon avec une pension de misère !
Le droit à la retraite de 60 ans du PS, c’est une coquille vide.
Pour le socialiste G. Filoche, les 41, 5 annuités est une "fiction", et même "un piège à gogo".
Le refus de l'allongement de la durée et la proposition du PCF de prendre en compte les périodes d'études et de galère dans le calcul de la durée de cotisation font au contraire tilt chez les jeunes.
Le texte du PS sur les retraite a été adopté en mai dernier par le bureau national . Pour le PS, si un allongement «devait être envisagé, celui-ci ne devrait pas excéder la moitié des gains d'espérance de vie».
A la télé, M. Aubry l’a confirmé et mit les points sur les i: le PS accepte un allongement à 41,5 ans de la durée de cotisation. L’argumentation est à peu de choses près celle de Sarko et rejoint le prêt à penser du MEDEF : on vit plus longtemps, il faut donc travailler plus longtemps.