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Voter Front de gauche, c'est aussi voter pour une rupture avec la logique libérale qui prévaut dans la construction européenne. La Commission de Bruxelles, sans doute inquiète par le vent nouveau et progressiste qui peut souffler en Europe, remet sur la table ses vieilles recettes libérales pour conforter les marchés et le capitalisme en Europe et imposer partout des politiques d'austérité.
Dans un rapport rendu mercredi, la Commission européenne incite la France à poursuivre ses efforts de réduction de son déficit public.
Derrière les recette prônées par Bruxelles se profile une nouvelle cure de mesures libérales, lesquelles loin de combattre la crise du capitalisme, l'aggraveront.
Arriver à bride abattue à la réduction de la dette publique comme le veut F Hollande , ce serait poursuivre, voire accentuer l'austérité dont notre peuple, pas plus que les Grecs, ne veut. Cela signifierait moins de social, moins de services publics, moins de croissance... Les conclusions de ce rapport débute par un bon coup de pression sur le nouveau président de la République et son gouvernement.
"La consolidation budgétaire reste un des principaux défis de la politique économique de la France. Bien que l'objectif de 4,4% du PIB de cette année paraisse atteignable, l'écart avec le seuil de 3% du PIB reste considérable", avertit la Commission dans son étude sur l'application des recommandations qu'elle avait formulées en juin 2011.
Il suffit ensuite de dérouler les préconisations pour réduire la dette publique via une austérité renforcée:
* brider les dépenses sociales et des collectivités locales.La Commission juge "important que la hausse des dépenses publiques reste située sous le taux de croissance potentiel du PIB, avec une attention particulière portée à la tendance de l'évolution des dépenses sociales et des collectivités locales".
* revoir le système des retraites. Bruxelles s'inquiète par ailleurs de la "viabilité à long terme du système des retraites" et estime que son retour à l'équilibre envisagé par les autorités françaises d'ici 2018 "ne peut être assuré" car cet objectif "pourrait être fondé sur des prévision de croissance et d'emploi optimistes".