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Droit au Logement

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COMMUNIQUE Paris, le 14 décembre 2008

Campement bis rue de la banque

Un an après, jour pour jour, les familles se réinstallent.

Pour ne pas être oubliées par l’État, les familles ont décidé de recommencer leur mouvement, un an après le démontage du campement, jour pour jour. Sous deux bâches bleues, des matelas fournis par Emmaüs ont été installés vers 16h. Des couvertures ont été distribuées.
Des gardes mobiles sont postés à proximité, prêts à intervenir. Les engagements de l’Etat de reloger dans un délai d’un an les 374 familles sans logis de la rue de la banque, en échange du démontage du campement, n’ont pas été tenus :

  • Sur 374 familles, 70 ont été effectivement relogées par l’Etat, 71 ont été relogées par d’autres réservataires mobilisés par le DAL et les familles. 233 restent sons logement.
  • Les propositions de relogement deviennent plus rares, 19 propositions ces trois derniers mois.
  • L’Article 24 de la Loi Boutin qui régionalise en ile de France les propositions de relogement pour les ménages validées DALO, menace également la poursuite du processus de relogement. Si cet article est adopté, les Préfet de Paris et des Hauts de Seine pourront renvoyer leurs mal-logés vers d’autre départements, où la crise du logement sévit aussi gravement.
  • L’État a choisi de réprimer, et de régler ses comptes, en témoignent la condamnation du DAL à une amende de 12 000 euros pour le campement de 2008, ou l’intervention de police devant le tribunal Administratif de Paris, le 1er décembre lors de l’ouverture des recours DALO.

Les familles s’apprêtent à passer une première nuit sur le trottoir. Les enfants dormiront au chaud, ainsi que les personnes malades et les femmes enceintes.

Nous demandons un RV avec Matignon pour

  • le relogement urgent des 241 familles de la rue de la BANQUE, et de tous les demandeurs DALO ayant reçu un avis favorable de la commission de médiation
  • le retrait de l’article 24, et en général de la Loi Boutin
  • l’abandon de toutes les poursuites engagées contre des associations et des sans abris, au titre de l’article qui réprime le dépôt d’encombrants sur la voie publique.

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