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Scandale . En Pologne, il autorise le versement de 54,5 millions d’euros pour que Dell y délocalise sa production. La semaine dernière, il pleurait sur le sort des salariés irlandais licenciés par la multinationale.
La Commission européenne et son président, José-Manuel Barroso, viennent de s’illustrer dans l’art du double jeu.
Côté cour, en Pologne, cette semaine, ils rient et applaudissent des deux mains la multinationale américaine de l’informatique Dell, qui prétendument ouvrirait la perspective de créations d’emplois dans la région défavorisée de Lodz, frappée par le chômage et les bas salaires.
Ils ont donné leur feu vert au versement d’une aide publique de 54,5 millions d’euros pour aider au développement du site polonais qui fabrique des ordinateurs de bureau et des portables ainsi que des serveurs.
Ouverte en janvier 2008, l’usine emploie actuellement 1 700 personnes mais devrait créer à terme 3 000 emplois directs. 1 900 salariés licenciés à limerick
Côté jardin, en Irlande, la commission et son président font mine de pleurer. À l’approche du référendum sur le traité de Lisbonne, le même José-Manuel Barroso, qui vient de donner un gros coup de pouce à l’installation de Dell en Pologne, s’est déplacé personnellement la semaine dernière pour faire part aux salariés de l’usine Dell de Limerick, cité défavorisée du centre de l’Irlande, de la solidarité de l’Union européenne.
Il a annoncé le déblocage d’une aide de 14,8 millions d’euros pour les 2 400 ex-employés irlandais du fabricant américain d’ordinateurs Dell, afin de les aider à retrouver un emploi.
La multinationale Dell a en effet annoncé en début d’année sa décision de fermer le site et de licencier 1 900 salariés. « L’Union européenne est fondée sur la solidarité. Notre réponse naturelle est de venir en aide à ceux qui connaissent des difficultés », a-t-il déclaré. Avait-il la larme à l’oeil ?
( lire la suite du point de vue de Pierre Ivorra)