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Quel fracas autour de l’installation en Belgique de cet acteur connu et reconnu, devenu homme d’affaires !
Le cimetière des invectives stériles s’est encore agrandi et a caché le grand fatras d’informations pourtant si importantes pour la vie quotidienne, telles que la hausse des carburants, du gaz et de l’électricité, des impôts locaux, de la TVA pour payer un cadeau de 20 milliards d’impôt aux sociétés, les fermetures de lignes secondaires de train et un nouveau projet de réduction des services publics.
Tout ceci se fait en application des critères du traité européen d’austérité.
Bref, grâce à une nouvelle potion magique, Obélix, rebaptisé « Echappofisc » réduirait tous ces choix politiques décidés par un gouvernement -dont on est en droit d’attendre tout autre chose- au rang de questions de second ordre, alors qu’ils nous concernent au plus haut point.
D’ailleurs, s’il y a moins de trains, d’hôpitaux, de postes, d’écoles, d’activités culturelles, de tribunaux, de gendarmeries, insuffisamment de maisons de retraite, n’est-ce pas dû au fait qu’il y a moins de recettes pour l’Etat, résultat des cadeaux faits ces dernières années aux plus fortunés et d’un chômage en hausse constante qui handicape l’activité et donc les ressources de la Nation et des organismes sociaux ?
Et ceci n’a-t-il rien à voir à ce que donne chacune et chacun au bien collectif, selon ses capacités contributives ?
Voici un bon débat. M. Depardieu n’est pas à plaindre.
S’il est vrai qu’il a payé 145 millions d’impôt comme il l’a écrit dans une lettre au Premier ministre, cela veut dire qu’il gagne à peu près 6000 euros par jour.
Qu’il ne dise pas que c’est le matraquage fiscal de la gauche qui le gêne puisque cela fait plus de dix ans qu’il s’acquitte sans dire mot des impôts fixés par les budgets votés par la droite.
Dans ces conditions, notre grand acteur ne s’est-il pas placé, peut-être malgré lui, au centre d’un débat politique ou plutôt politicien ?
La droite s’est saisie de l’occasion pour défendre les plus fortunés et le Premier ministre a pu ainsi faire croire qu’il les attaquait au nom du chantier de la justice fiscale, alors que les impôts indirects et l’impôt sur le revenu des catégories modestes va augmenter, grâce au gel des barèmes, certes décidé sous M. Sarkozy mais maintenu par ses successeurs.