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Agrégé de sciences économiques et sociales, Jean-Marie Harribey est maître de conférence en économie à l’Université Bordeaux IV, membre de la Fondation Copernic et d'Attac France''__
Le mot est à la mode, je l’utilise donc : je suis primaire et je crie. Y en a vraiment marre, trop, c’est trop. Le gouvernement, les banques, les spéculateurs, les éditorialistes vendus aux bourgeois, ça suffit. Je m’étrangle en lisant la une du Monde du 6 octobre 2011 : « Dexia, première banque victime de la crise de la zone euro ».
C’est une blague ou quoi ?
Dexia, première banque victime de ses agissements après avoir plumé les citoyens !
Et c’est partout la même histoire, la tragédie grecque le montre ! Telle est la triste vérité.
L’ébranlement actuel du système bancaire est l’aboutissement programmé de la frénésie de privatisations, de déréglementations et de spéculation. Et Dexia est l’exemple typique des pratiques scandaleuses et dévastatrices qui se sont développées depuis plus de deux décennies, créant turpitudes sur turpitudes et dévoiement des États, sommés de servir les intérêts des actionnaires quand ils ne le faisaient pas spontanément.