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Le Parlement européen poursuit sa politique de libéralisation du rail, avec en perspective l'exacerbation de la concurrence, la privatisation, les fermetures des lignes et des dessertes les moins "rentables", les hausses des tarifs... Avec l'aide au Parlement européen, des partis socialistes et singulièrement des députés européens socialistes français.
Cheminots et voyageurs doivent le savoir !
Le Parlement européen était consulté en séance plénière à la mi-novembre sur la refonte du premier paquet ferroviaire.
La CGT explique : « Depuis plusieurs mois la CGT, avec ETF, a pris des initiatives notamment européennes le 24 mai et le 8 novembre, pour faire entendre la voix des cheminots européens auprès des parlementaires européens. Nous demandions qu’ils s’opposent à la séparation totale de la gestion de l’infrastructure et de l’exploitation ainsi que des services ferroviaires connexes tels que les ateliers de maintenance et les gares, et à une future libéralisation des services de transport national de voyageurs. » En vain. Le Parlement européen a poursuivi son choix du dogme de la concurrence et de la libéralisation à tout prix en demandant à la commission qu’elle prépare pour 2012 un texte législatif sur la libéralisation totale du trafic national de voyageurs et la séparation complète de l’infrastructure et de l’exploitation et d’ouvrir les ateliers de maintenance à des tiers. Les résultats du vote ont été les suivants: 538 POUR, 82 cONTRE, 41 ABSTENTIONS . Seul, le groupe GUE/NGL (Gauche Unie Européenne), dont les députés communistes français appartenant à celui-ci, et quelques députés ont voté contre. Les députés français de droite et du Parti socialiste ont voté pour, les députés Verts (quels piètres défenseurs des services publics!) se sont abstenus.
Voici la réaction de Didier Le Reste, ancien Secrétaire Général de la Fédération CGT des cheminots (2000-2010), Animateur du Front des luttes du Front de Gauche