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Le PCF a lancé jeudi un "signal d'alarme sur les conditions de la rentrée scolaire" 2010 notamment en termes d'effectifs, et appelé la gauche à "engager un travail sur le projet éducatif qu'il faut opposer" au gouvernement.
Devant le site des Batignoles de l’IUFM de Paris (XVIIe arr.), Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a dénoncé, en ce jour de rentrée, la "situation dramatique en termes d'effectifs enseignants" avec 65.000 suppressions de postes entre 2007 et 2011 alors que "la natalité progresse à nouveau et que les effectifs scolaires sont stables".
Autre "grave problème, la formation des enseignants" avec "des étudiants mis dans des classes sans formation", ce qui "risque de provoquer des phénomènes de désertion de ces formations", a-t-il déploré.
Le numéro un communiste a donc demandé "l'arrêt immédiat des politiques de suppressions de postes dans le monde de l'Education et l'augmentation du nombre de postes aux concours".
M. Laurent souhaite aussi une "remise à niveau de l'effort budgétaire public national car contrairement à ce que dit le gouvernement, la part du PIB consacrée à l'Education n'a cessé de diminuer : 6,6% en 2008 contre 7,6% en 1995".
Le PCF a par ailleurs lancé "un appel à tous les acteurs du monde éducatif, aux forces syndicales, aux associations de parents d'élèves, d'étudiants et aux forces politiques progressistes" pour "engager un travail sur le projet éducatif qu'il faut opposer à ce gouvernement".