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Les institutions de Bruxelles baignent littéralement dans les milieux d’argent.
Les lobbies sont plus écoutés que les citoyens, car ils représentent les milieux d'affaires. Ils imposent leur vision et arrive à affadir certaines directives lorqu'elles mettraient en cause leur profits. Ce fut le cas pour la directive REACH censé protégée salariès et consommateurs contre les produits chimiques dangereux : le lobbying exercé par les trusts de la chimie a conduit à relever les seuils de production pris en compte, ce qui nuit gravement à la prévention....

Il n’existe pas moins de 15 000 spécialistes du lobbying travaillant directement au contact des fonctionnaires et des « élus » européens, parmi lesquels on retrouvera des membres de lobbies industriels, de syndicats patronaux, d’ONG, d’entreprises d’expertise, de relations publiques ou de communication. Les bureaux d’études sont des acteurs importants de ce système.
Non-institutionnels, regroupant pêle-mêle des industriels, des députés européens, d’anciens membres de la Commission, des avocats, des spécialistes du droit ou des journalistes, ils produisent des rapports dont l’influence est prépondérante. Certains sont même réalisés à la demande de la Commission et financés par cette dernière.
Chose incroyable, les lobbies sont reconnus officiellement par les institutions de Bruxelles, ce qui en France provoquerait un tollé.
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