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"Le peuple bolivien a de nouveau fait l'Histoire", a lancé Evo Morales, du balcon du Palais présidentiel à plus de 3.000 partisans. Le président sortant a été massivement reconduit dimanche, dès le premier tour avec 62 % des voix.
C’est huit points de plus que lors de sa première élection, il y a quatre ans, et c’est plus que ce que prédisaient tous les sondages.
Il promet d’utiliser son nouveau mandat pour « ?accélérer le changement? » d’ores et déjà en marche.
La majorité obtenue par son parti, le MAS, aux législatives lui rendra la tâche plus facile.
Un triomphe pour « accélérer le changement », promet Evo Morales, ainsi qu’« une reconnaissance pour tous les présidents, les gouvernements et les populations anti-impérialistes ».
Evo Morales, 50 ans, est le premier président indien de l'histoire de la Bolivie, pays aux riches ressources naturelles (gaz, minerais), mais l'un des plus pauvres d'Amérique latine.
Pendant son premier mandat, il a fortement augmenté les dépenses sociales grâce notamment aux revenus tirés du secteur de l'énergie, nationalisé en 2006.
Lors de son second mandat, il a promis de créer des entreprises publiques dans la cimenterie, le papier, les produits laitiers et le secteur pharmaceutique.
Il veut que le pays se développe dans les secteurs du fer et du lithium de façon à ce que la Bolivie exporte des produits à valeur ajoutée plutôt que des matières premières.
(lire la suite sur les projets d'Evo Morales)