Dialogue Clichois : blog des militants et élus communistes de Clichy la Garenne

Section PCF de Clichy
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60 jours Octobre 2912

60 jours de juin 2012

60 jours de Juin est paru !

Christian Garnier,

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Guy Schmaus,

conseiller municipal privé de sa délégation à la mémoire de la ville par G. Catoire

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Annie Mendez,

privée de son poste de maire Adjointe aux Droits des Femmes par G. Catoire Reçoit sur rendez-vous au 01 47 15 30 50 E-mail : annie.mendez@ville-clichy.fr

Mot clé - F. Hollande

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PROFESSEUR D'AUSTERITE : DOCTEUR FRANCOIS ET MISTER HOLLANDE

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Le Président de la République a tenu la première conférence de presse de son quinquennat. « Le sourire, c'était pour le soir des élections » a-t-il répondu au journaliste de France 2, on l'avait compris en l'entendant.
Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponse dans la parole présidentielle.
A l'écouter, le changement libéral, c'est maintenant.
Le candidat François avait déclaré, à propos du Traité européen, qu'appliqué, il « créerait les conditions d'une crise économique durable », le Président Hollande l'a fait adopté sans en changer une virgule.
Le candidat François avait décrété « la finance, mon ennemi », il aura fallu quelques pigeons du Medef pour que le Président lâche 20 milliards aux patrons.
Le candidat François avait caractérisé l'augmentation de la TVA prévue par Sarkozy d'« injuste socialement, inefficace économiquement et non démocratique » le Président augmente la TVA.
Le candidat François s'engageait sur le droit de vote des étrangers, la question est reportée sine die par le Président.
La rigueur, l'austérité pour les salariés c'est maintenant. Et les cadeaux pour les patrons s'accumulent!

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P. Le Hyaric (PCF): Le compromis voulu par le Gouvernement ne profiterait qu'aux puissances d'argent

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Le compromis historique voulu par le Gouvernement ne profiterait qu'aux puissances d'argent, telle est l'opinion développée par P. Le Hyaric . Extraits de son blog...
Le rouleau compresseur de l’anti-changement à gauche tourne à plein régime.
Face à lui, le gouvernement n’est pas clair. Il est hésitant.
On le sent traversé par des courants divers et comme à la recherche d’un impossible consensus entre ceux qui portent la responsabilité de la crise et ceux qui en sont les victimes.
Les premiers ont été choyés par l’ancien pouvoir que les seconds ont chassé par soif de changement et de justice.
Faire droit à leurs exigences appelle non pas de simples adaptations mais des réformes structurelles qui fassent passer les intérêts du monde du travail et de la culture, ceux du pays et de son redressement avant ceux de la finance et du MEDEF.
La recherche d’un compromis historique initié par l’actuel pouvoir ne profiterait qu’aux puissances d’argent.
Il validerait l’idée de la fatalité de la crise.
Il dégraderait encore le rapport de forces contre les travailleurs.

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Non à la stratégie du choc, par P. Le Hyaric (PCF)

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Dans le cadre de la journée européenne pour l’emploi et l’industrie, la CGT a eu mille fois raison d’appeler à la mobilisation et au débat mardi dernier. Il faudra encore d’autres mobilisations unitaires pour faire entendre plus fort la voix des travailleurs, des privés d’emplois, des retraités qui souffrent, de celles et ceux que l’avenir angoisse.%%% Il faudra que le gouvernement socialiste les entende et crée les conditions d’une amélioration de leur situation en se plaçant à leurs côtés.
Car, en face, du côté du grand patronat, des actionnaires et autres banquiers, la pression est forte, la mobilisation est déjà très élevée, avec une multitude de chantages aux délocalisations, aux fuites de capitaux et aux hurlements qui sont autant de refus de contribuer aux biens communs de la Nation.
Il paraît assez incroyable qu’une petite équipe de patrons-bobos, dont certains sont déjà installés à l’étranger, ait pu exploiter les légitimes inquiétudes de dirigeants de PME, jusqu’à faire plier le gouvernement en quelques heures en refusant de payer un impôt sur les plus-values de cessions d’entreprises.
Et donc en oubliant allègrement qu’ils doivent pour une large part leur richesse aux salariés de leurs entreprises qui, d’une manière ou d’une autre, devront compenser ce qu’ils refusent de verser. Ils se sont baptisés les « pigeons », alors qu’ils sont plus proches des rapaces.
Un gouvernement de gauche ne peut continuer sans cesse à répondre à des demandes de droite.
A commencer par ce nouveau traité européen qui n’est rien d’autre qu’un traité de classe au service des puissants, qu’il s’ingénie à faire adopter sans débat public, sous les yeux rieurs et moqueurs de la droite, du Medef et de la Banque centrale européenne.
Selon de nombreux experts, le respect des dogmes européens va conduire à une augmentation de 300 000 chômeurs et à une récession ou quasi récession.

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Pas de réorientation européenne possible si la France accepte le Traité Merkel-Sarkozy

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L’expérience des autres pays européens montre à quel point des changements de gouvernements n’ont pas répondu aux espoirs placés en eux par les électeurs, favorisant ainsi la montée des nationalismes et des extrémismes.
Or, voici que plusieurs économistes démontrent depuis une semaine, que l’application des règles du nouveau traité européen obligerait à des réductions d’investissements sociaux et publics non plus de 33 milliards d’euros, comme annoncé fin juin, mais de 44 milliards d’euros.
C’est comme si on décidait de supprimer le budget de l’Éducation nationale.
Rien ne contraint F. Hollande et J.M. Ayrault à imposer ce traité qui n’est pas le leur, mais celui de leurs prédécesseurs.
Un traité dont la renégociation était un des engagements majeurs du candidat socialiste. Dans la gauche et chez les écologistes, aux yeux de beaucoup, elle reste à obtenir pour engager “la réorientation de la construction européenne”.
F. Hollande en avait affirmé la volonté.
Nous la partageons et nous apporterions notre contribution à la mise en œuvre d’un projet de changement de l’Europe. Ceci nécessiterait de ne pas ficeler le débat sur le traité au Parlement, début octobre.
Mais de quelle réorientation parle-t-on si son acte fondateur est un traité austéritaire ?
La vérité, c’est qu’il n’y aura pas de réorientation de la construction européenne si on accepte le traité de M. Sarkozy et Mme Merkel.

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P. Laurent (PCF) : L'agenda social oublié par le président

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Tout en prenant acte de l'impatience des Français qui après 10 ans de droite au pouvoir attendent une action gouvernementale à la hauteur des urgences et attentes sociales, le président de la République a fait un discours de la méthode qui au risque de se répéter sera très vite inopérant.
L'agenda qui fixe à deux ans "le rythme du redressement du pays" avant d'envisager "la construction d'une société de solidarités" semble remettre à plus tard le changement annoncé et surtout oublie complètement le changement social qui est bien à l'ordre du jour.
Ainsi, alors que c'est aujourd'hui qu'il faut un moratoire sur les plans de licenciements boursiers, et que les salariés menacés doivent sentir que le pouvoir est dans leur camp, ceux de PSA apprennent qu'ils seront "accompagnés" par l'État dans les plans de reconversion.
Au surplus, son silence absolu sur le Traité européen soumis à ratification alors qu'il n'a pas été renégocié d'une virgule est très préoccupant. Les Français ont droit à ce débat, ils ont le droit de décider.
L'austérité des comptes publics n'est pas la solution, elle est le problème. Et ce sont bien des ressources nouvelles qu'il faut dégager, à commencer par récupérer celles accaparées par les marchés.
Le PCF et le Front de gauche sont disponibles pour un tournant politique, celui de la justice sociale et de la relance économique et écologique.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

Pierre Laurent (PCF) : Le gouvernement doit "sortir du flou"

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Le gouvernement doit "sortir du flou assez vite, on ne pourra pas durer très longtemps avec quelques annonces symboliques" en matière d'emploi, a déclaré mardi sur France Info le secrétaire national du Parti communiste français (PCF).
Pierre Laurent réagissait à l'ouverture mardi matin des consultations engagées par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avec les organisations syndicales et patronales représentatives.
Revenant sur son échange avec le chef du gouvernement en fin de semaine dernière, le leader du PCF a indiqué qu'il avait formulé deux propositions pour l'emploi à Jean-Marc Ayrault, auxquelles le Premier ministre n'avait répondu que de façon "très vague".
Il s'agit:
- "d'un moratoire sur les licenciements jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle Assemblée nationale"
- de l'inscription "en priorité à l'ordre du jour de la session parlementaire des mesures anti-licenciement et des mesures de relance industrielle".
Sur la relance industrielle, le PCF veut "des mesures fortes tout de suite" et sur les salaires, "nous ne voulons pas un petit coup de pouce.
Nous voulons une augmentation sensible", a souligné Pierre Laurent.
Les communistes exigent une augmentation significative non seulement du SMIC, mais des salaires , des retraites et des minima sociaux. La nationalisation des banques et une nouvelle pratique du crédit rendu sélectif en faveur de l'emploi permettraient aux PME de faire face.
Les charges à réduire pour permettre à nos entreprises ne sont ni les salaires ni les cotisations sociales, mais les charges financières, ces intérêts exorbitants qu'elles versent aux marchés financiers et aux banques.
"Nous ne rentrerons pas dans un gouvernement qui ne prendra pas en compte nos propositions.
Nous voulons des inflexions par rapport au projet de François Hollande. Si c'est pour aller se rallier à la politique de François Hollande, point final, sans prise en compte de nos propositions, ça n'est pas possible".
Il y a urgence pour le moratoire sur les licenciements : face à cette réalité il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis.

 

"En avant, pour la réussite du changement à gauche", par Patrick Le Hyaric

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Avec toutes les électrices et électeurs de gauche, progressistes et de l’écologie politique, nous nous réjouissons qu’une majorité nette de nos concitoyens vienne d'élire François Hollande et de mettre fin au sarkozysme.
La page est enfin tournée d'un quinquennat de la régression sociale et démocratique qui a fait tant souffrir notre peuple, tant défiguré et affaibli notre pays, tant stigmatisé, tant divisé, tant opposé les uns aux autres en piétinant les plus belles valeurs de notre République.
(...)Nous sommes soulagés, heureux et nous félicitons chaleureusement François Hollande pour son élection. Une victoire à laquelle nous avons activement participé.
Avec lui tout peut commencer.
Nous souhaitons ardemment, dans l’intérêt de nos concitoyens, que la gauche réussisse, qu’elle s’attaque à la crise, qu’elle améliore la vie quotidienne de chacune et chacun.
e défi est immense car les puissances d’argent, les institutions européennes, la droite, l’extrême-droite et le grand patronat vont se mobiliser pour dresser des obstacles sur la route des changements que vous espérez depuis si longtemps.

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Pouvoir d'achat: François Hollande ne promet rien pour le Smic

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Dieu merci, ces élections vont nous débarrasser de Sarkozy et de l'arrogance de sa bande du Fouquet's. Mais se pose dès maintenant la question-clé des contenus du changement.
François Hollande a indiqué mardi que s'il était élu le 6 mai prochain, il soumettrait aux partenaires sociaux la question d'une revalorisation du Smic dès juin.
Mais il évoque un simple coup de pouce et non une augmentation significative du SMIC et des retraites. Ça ne fait pas le compte!
Le candidat socialiste reste très timoré sur la question, très loin de la proposition du Front de gauche d'augmenter tout de suite le Smic à 1700 euros brut par mois.
Interrogé sur des propos du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon assurant que l'augmentation du Smic faisait partie "des figures imposées" quand la gauche arrive au pouvoir, M. Hollande a affirmé : "Moi je ne suis pas dans les figures imposées, je suis dans une figure qui doit réussir et qui ne doit pas promettre ce qu'elle ne peut pas tenir."
François Hollande ne promet rien. "Il faudra voir ce qu'il est possible de faire", explique-t-il, "puisque le Smic n'a pas reçu de coup de pouce depuis au moins 3 ans. Il y aura deux choses:
- "la concertation avec les partenaires sociaux (...) sur l'ensemble des sujets sociaux de la rentrée et notamment le coup de pouce sur le Smic puisqu'il doit intervenir au mois de juin, la date a changé mais c'était au mois de juin jusque-là",
- "deuxièmement pour l'avenir, pas simplement pour 2012 mais pour les années du quinquennat, le Smic sera non seulement garanti au niveau des prix, donc indexé, et en même temps lié à la croissance (...) Chaque fois qu'il y aura plus de croissance il y aura un coup de pouce au Smic".
C'est le couplet du "on verra"... qu'entonne le champion de la gauche molle prisonnier du social-libéralisme et toujours tétanisé par les marchés financiers.
Avant de nous expliquer le moment venu que rien n'est possible et que l'austérité est inévitable ? Attention au marché de dupe ! Au PS, comme on l'a vu avec le gouvernement Jospin et le vote des parlementaires pour le Traité de Lisbonne pourtant refusé par le peuple français, la tendance à céder à la Droite, à la finance et aux patrons est permanente.
Mais les français ne veulent pas de changement en trompe l'oeil . Ils refusent l'austérité imposée par Sarkozy, ils ne l'accepteraient pas davantage avec Hollande.
Ils veulent le SMIC à 1700 euros brut tout de suite, le retour à la retraite à 60 ans à taux plein, la réorientation totale de l'Europe, et un gouvernement menant une véritable politique de gauche.
Ils veulent un gouvernement et une majorité de députés prêts à en découdre avec les marchés financiers pour sortir le pays de leurs griffes. Est-ce impossible ?
Non, pour cela il faut un score très élevé du Front de gauche et de son candidat J.L. Mélenchon à la Présidentielle et un nombre très importants de députés communistes et Front de Gauche à l'assemblée nationale, pour contraindre Hollande, une fois élu, à entendre les aspirations populaires et à s'engager sur la voie du changement à gauche.
Car si Hollande et son gouvernement ne s'attaquent pas demain à la domination des marchés financiers et restent accrochés au catéchisme libéral de l'Europe et du Traité de Lisbonne, ils iront droit dans le mur, comme ses amis Papandréou en Grèce et Zapatero en Espagne.
Faute de s'attaquer à la finance, le programme d'Hollande est incohérent.
On voit l'importance d'accélérer le rassemblement en cours autour de la dynamique du Front de Gauche. C'est la seule façon de faire bouger les lignes à gauche, de sorte qu'une fois notre peuple enfin débarrassé de Sarkozy, l'élection d'Hollande débouche non sur de nouvelles déceptions mais sur une transformation progressiste de notre société.

 

Hollande à genoux devant la City

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A la lecture du Guardian, on apprend beaucoup de choses de la part de François Hollande. Selon le candidat socialiste à la présidentielle, «aujourd'hui, il n'y a plus de communiste en France».
Les 132 000 adhérents du PCF et ses 10 000 élus seront contents de l'apprendre.
F. Hollande est il un adepte de la méthode Coué ou énonce-t-il à voix haute le rêve du MEDEF ?
Ses propos sur les marchés financiers méritent aussi le détour, songeant aux années Mitterrand et au Gouvernement Jospin de la gauche plurielle, il rappelle : «La gauche a été au pouvoir pendant 15 ans, au cours desquels nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a rien à craindre».
Effectivement le bilan de la gauche « plurielle » qui a chaussé les patins du social-libéralisme fut mauvais et a été rejeté par le peuple français. Raison de plus pour ne pas recommencer et mettre au contraire en œuvre une véritable politique de gauche !
Mais Hollande veut rassurer la City. Cela a le mérite d'être clair, les électeurs de gauche apprécieront : le capital ; la Finance, les Banques n’ont rien à craindre de sa venue à l’Elysée. Mais n’est ce pas le même Hollande qui déclarait que la Finance était son adversaire ?
F Hollande, empêtré dans ses contradictions et ses incohérences, en est réduit à pratiquer le double langage.
Pour O. Dartigolles (PCF), François Hollande dénonce comme son principale adversaire le monde de la finance mais ses génuflexions devant la City font du mal à la gauche.
Après avoir justifié les plans d’austérité adoptés par le Parlement grec dans Dimanche + le 13 février 2012, François Hollande s’agenouille devant les marchés. Tout au plus reproche t-il à son ami Papandréou de n’avoir pas frapper assez fort d’un coup : il aurait du faire plus fort et plus vite !
Eric Coquerel, (PG), affirme qu'«avec de telles ambitions, c'est sûr que la finance peut être rassurée».
On peut se demander s'il y a bien encore un candidat socialiste dans cette campagne.

 

Les contradictions de F. Hollande

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Voici l'intervention d'Y Dimicoli à l'assemblée annuelle des animateurs de section, revenant sur les contradictions du programme de F. Hollande.
Avec l'aggravation extrême de la crise, grandit l'exaspération contre les banques et la spéculation, d'autant plus que la France vient de se voir retirer son « AAA » par une agence de notation après deux plans successifs d'austérité imposés par Sarkozy pour, disait-il, le garder.
Tout le monde à gauche condamne désormais la finance. F. Hollande met en avant le projet d'une réforme bancaire qui séparerait les activités de dépôts des activités de marchés des banques, afin d'en finir avec leurs pratiques spéculatives.
L'exaspération monte aussi contre la Banque centrale européenne (BCE). Depuis Maastricht, elle est tenue très loin du débat politique, derrière un épais brouillard technique, au service de la domination des marchés financiers.
Mais la Confédération européenne des syndicats (CES) vient d'appeler à « une intervention adéquate de la BCE » pour l'emploi et la croissance, contre la spéculation sur les dettes publiques.
F. Hollande lui-même a été amené à dire, au Bourget, que la BCE doit intervenir plus contre la spéculation, alors que, même dans le débat de la primaire socialiste, ce sujet était tabou.
Mais, en contradiction avec ces nouveautés, il affiche l'obsession de la baisse préalable des déficits et dette publics avec la promesse folle de ramener, dés 2013, le déficit public à 3% du PIB et à 0% en 2017, affichant une confiance angélique dans le retour de la croissance.

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Programme de F. Hollande : réaction de Pierre Laurent (PCF)

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F. Hollande est pris dans ses contradictions : prétendre faire une politique de gauche sans s'en donner les moyens, c'est à dire en respectant les exigences des marchés et en ne s'attaquant pas au capitalisme lui même.
Il tient un discours en apparence de gauche mais ne s'engage à rien concernant le SMIC et refuse le retour à la retraite à 60 ans à taux plein.. Son obsession reste le retour aux critères de Maastricht : la réduction à tout prix de la dette publique pour rassurer les marchés et la diminution du cout du travail pour les patrons.
Aucune remise en cause sérieuse de la construction européenne, ni de réorientation de la BCE pour placer l'euro au service de l'emploi, du progrès social.
En rester là, c'est conduire la gauche à l'échec, comme ce fut le cas avec Jospin et la gouvernement de la Gauche plurielle.
Il faut débattre à gauche et rassembler sur d'autres solutions. Voici la réaction de P. Laurent , dirigeant du PCF.
François Hollande a continué ce matin, en rendant public son programme, de faire entendre la musique de gauche qu'il avait entamée dimanche au Bourget.
Mais cette musique reste marquée par 2 sons de cloche contradictoires. D'un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises.
Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération.
François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à gauche, en prétendant respecter dans le même temps des engagements de réduction des finances publiques pris par la droite à la demande des marchés financiers.
Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ?
Le Front de gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions.
C'est sur ces solutions que nous comptons continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en œuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays.

 

Gauche molle : avec le programme de F. Hollande où est la rupture ?

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F. Hollande attaque Sarkozy mais cultive le flou sur son projet.
Son réquisitoire des cinq ans de Nicolas Sarkozy, « le Président des privilégies » est sans appel. Mais l’anti-sarkozysme, aussi justifié soit-il, ne doit pas être l’arbre qui cache l’absence de la forêt des propositions alternatives.
Alors que François Hollande assure que «?l’élection présidentielle sera le moment de la confrontation démocratique, celles des idées, des projets, des visions de la France?», son programme ne s’inscrit pas dans cette perspective.
La règle d’or de Sarkozy ? Il est contre, mais il reproche à Sarkozy de ne pas suffisamment en appliquer les principes dès 2012!
Difficile, pour F. Hollande de se démarquer sur le fond de la politique de la droite quand il prétend être plus à même que Sarkozy de restaurer la confiance des marchés financiers.
Les rassurer, c’est faire la politique que la finance, les banques et les grands groupes capitalistes souhaitent. Mais être de gauche, justement, c'est ne pas céder aux marchés financiers et les combattre.
Sinon, c’est enfoncer, à son tour, la France encore plus dans la crise.
L’adresse de F. Hollande aux français comporte beaucoup de phrases creuses, du flou à souhait, et des silences sur les intentions réelles.
En revanche, comme en écho aux prêches de F. Fillon en faveur de l’austérité, François Hollande martèle le besoin «?d’efforts considérables?», «?à condition qu’ils soient partagés?».
Mais qui pourrait imposer l’austérité à un peuple qui n’en veut pas, sans prétendre qu’elle doit être mieux partagée ? N’était ce pas là , le genre de discours que tenaient les amis de F. Hollande, Papandréou en Grèce et Zapatero en Espagne quand ils étaient aux manettes et saignaient les peuples grec et espagnol ?
F. Hollande se prétend animé, comme Nicolas Sarkozy d'ailleurs, par un principe de «?vérité?»?: «?Je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu’il doit changer de cap, qui reniera ses promesses faisant mine de découvrir que les caisses sont vides.?»
Que peut-on attendre alors comme changements dans la vie quotidienne? Pas grand chose.
Des augmentations de salaires significatives, le retour du droit à la retraite à soixante ans pour tous, la relance des services publics avec les embauches nécessaires, le maintien et l’extension de la protection sociale…?? De cela, rien n’est dit.
F. Hollande est pris dans cette contradiction : prétendre répondre aux aspirations populaires sans s'en donner les moyens financiers, c'est à dire sans toucher à la logique du système, sans toucher à l'Europe.
Voilà ce dont il faut débattre à gauche, si l'on veut que la défaite de Sarkozy débouche sur une politique de gauche qui cette fois-ci ne déçoive pas.

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Hollande : fini le retour à la retraite de 60 ans.

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Où est passé l'engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans ?
F. Hollande annonce la couleur: il n'attend pas d'être élu pour renier les engagements du PS et le contenu de son "programme". Pour lui le retour à la retraite à 60 ans, c'est niet.

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P. BOCCARA, économiste : Les Banques et la BCE, au coeur de la bataille des peuples

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Il faut partir de la gravité de la crise financière en Europe.
Cela a commencé avec la formidable crise financière et des banques en 2008 aux Etats-Unis et en Europe, suivie de la récession à l’échelle mondiale en 2009.
D’où les réponses des soutiens publics des banques et aussi des relances de la croissance à partir des fonds obtenus par les endettements des Etats. Mais on n’a pas changé les critères des banques, qui ont relancé leurs activités spéculatives.
Tout cela a débouché sur la crise des dettes publiques européennes, avec la spéculation contre ces titres de dettes.
D’autant plus que les dettes avaient grossi considérablement, en liaison avec les facilités d’endettement en euros des Etats de la zone, malgré les capacités de remboursements limitées de plusieurs Etats de la zone, de la Grèce à l’Espagne.
D’où les hausses intolérables des taux d’intérêt des nouvelles dettes, pour le remboursement de ces Etats, et les interventions de fonds européens pour soutenir ces endettements.
C’est la crise de la construction fondée sur l’euro. Cela a engendré en 2011 de grandes difficultés de plusieurs banques et du crédit bancaire.
Car les banques sont fragilisées par la masse de titres de dettes de leur capital, dévalorisés et attaqués par la spéculation.

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Hollande fait craindre un scénario à la Papandréou

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Les électeurs de gauche qui ont participé aux primaires du PS avec l'espoir sincère d'ancrer le PS bien à gauche risquent d'être déçus.
F. Hollande ne fait pas le poids face à la crise et annonce déjà qu'il n'appliquera pas son programme, pourtant bien insuffisant pour sortir la France et l'Europe des griffes des marchés financiers.
Avec F. Hollande, les marchés financiers peuvent dormir tranquille : c'est la super austérité voulue par la droite, imposée par un gouvernement de gauche qui attend les français .
La règle d'or de Sarkozy-Merkel ? Pour lui, elle est insuffisamment contraignante et doit s'imposer dès maintenant sans attendre 2012.
En Grèce, traité comme un laquais par Merkozy (dans le couple Merkel-Sarkozy, c'est Merkel qui porte la culotte!), le socialiste Papandréou appelle à un gouvernement socialiste-droite....
C'est dire combien en Europe, socialiste et droite sont quasi interchangeables. Une fois désigné, la première visite de F. Hollande n'a-t-elle pas été pour son ami Zapatero qui plonge l'Espagne dans l'austérité, le chômage et le recul social en mettant en œuvre la politique voulue par les marchés financiers et les grands groupes?
Entre les exigences des marchés et les attentes des français, F. Hollande a choisi : ce sera les marchés financiers et l'acceptation du diktat des agences de notation! Bref, vous avez aimé Sarkozy, vous risquez d'adorer F. Hollande.
Voilà ce qui attend les français, une fois Sarkozy battu, si le peuple ne s'en mêle pas pour développer les luttes, changer du tout au tout la construction européenne et bousculer la donne en s'attaquant au système.
On ne peut pas amadouer le capitalisme, ce système n'est pas durable, il a atteint ses limites historiques et sombre dans la logique folle de l'hyperspéculation : il doit être remplacé d'urgence.
Il faut dire stop à la fuite en avant qui mène les français et la gauche dans le mur : il faut changer de logique et imposer des réformes transformatrices qui s’attaquent à ce système vermoulu qui place l'économie non au service du développement des hommes, mais au service exclusif des intérêts de la finance.

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Forfaiture : Pascal Terrasse, député PS, crache d’avance sur nos retraites !

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Ni M. Aubry, ni F. Hollande, ni le PS ne se sont en réalité engagés fermement à rétablir la retraite à 60 ans à taux plein.
Dialogue clichois reproduit ce coup de gueule du socialiste Gérard Filoche portant sur le double langage de l'équipe de F. Hollande concernant les retraites.
« Il y a à la fois ce que les gens ont compris, ce que dit le PS, et ce qu’on fera. C’est trois choses différentes. » dit Pascal Terrasse, député socialiste, conseiller retraite de François Hollande qui prône le maintien de la retraite à 62 ans (avant de parler de 65 ans… ?).
De la politique comme cela ça me fait vomir ! Ce gars là avait des beaux propos lorsqu’il était au NPS… Envisager ainsi de manipuler le sort de dizaines de millions de salariés c’est purement dégueulasse. Forfaiture !
Lisez le texte enregistré de son intervention. Il se suffit par le mépris envers 8 millions de manifestants, envers 75% de l’opinion… envers le peuple, envers le droit, envers l’honnêteté, envers le socialisme.

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Analyse du projet du PS : un projet sous contrainte européenne

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L'économiste Alain Morin analyse le programme du PS...
Le projet du Parti socialiste est en retrait par rapport à celui de 2007, et aussi par rapport au projet qui avait été adressé aux militants un mois avant.
Une évolution entre le texte pour les militants et le texte définitif qui s’explique par les empreintes de DSK et de François Hollande. Il semble guider par la volonté d’en proposer le moins possible avec une tendance à s’incliner devant tout ce qui domine.
Ce qui frappe d’emblée dans la présentation de ce projet, c’est l’énorme contrainte pesant sur les incertitudes sur les moyens financiers et sur la croissance faisant osciller ce programme entre la démagogie du discours social et le caractère limité et contradictoire des objectifs affichés comme des moyens de leur mise en œuvre, si loin des envolées contre le capitalisme et sur le besoin d’une nouvelle civilisation.
Il y a un double conditionnement contradictoire de ce projet :
· Le pacte euro plus – ses choix européens (traité de Lisbonne), l'obsession du « désendettement » publique.
·Le besoin vis-à-vis des électeurs socialistes de se démarquer à gauche sur le social et le national. (Volontarisme d’État, protestation sur le marché mondial, protection nationale).
Alors que monte en Europe une véritable révolte, contre les politiques liées aux politiques d’austérité imposées par la BCE, le FMI, et les dirigeants de l’union européenne, alors que les gouvernements socialistes qui les mettent en œuvre sont sanctionnés par leur peuple les uns après les autres, le projet socialiste, autiste, reste conditionné par les contraintes d’équilibre des finances publiques exigées par le pacte de l'euro et dans son refus d’ouvrir le débat permettant de sortir de cette impasse.

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FR3 et la ligne 13

L'enfer de la ligne 13 sur BACKCHICH INFO


Ligne 13, ça ne s'arrange toujours pas
envoyé par bakchichinfo

débat sur la ligne 13


Saturation de la ligne 13
envoyé par yaklicorne

Ligne 13 : les 4 scénarios

G. Schmaus La ligne 13 et le PLU

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