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Quatre-vingt-sept députés de droite ont déposé une proposition de loi « instituant la liberté de recrutement par les collectivités territoriales ».
Outre qu’un tel texte renforcerait la précarité de l’emploi, c’est le principe même du service public qui est en cause. Car la première motivation du statut protecteur dont bénéficient les fonctionnaires n’est pas un privilège social. Il est la garantie de l’indépendance des agents des services publics vis à vis du pouvoir politique.
Et seul, cette indépendance peut permettre l’égalité de traitement des usagers.
Jean-Marc Canon, secrétaire national de l’Union générale des Fédérations de Fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), décrypte les enjeux du moment. Il appelle à l’organisation d’un grand débat rassemblant élus, syndicalistes et citoyens sur un projet d’ensemble pour les services publics et la Fonction publique.

Comment analysez-vous ce texte ?

Tout d’abord, nous y sommes totalement hostiles. Le concours d’entrée est une base incontournable de garantie de l’égalité d’accès à la Fonction publique. Sans cette garantie, le clientélisme et la concurrence entre postulant serait la règle.
Cette proposition est une des tentatives de substituer aux valeurs du public des règles libérales de concurrence. Je crains que ce texte ne soit pas qu’un ballon d’essai. Il peut préparer d’autres projets.
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