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Le président de la République a décidé de faire ratifier par le Parlement le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous le nom de Pacte budgétaire.
Ce pacte a pour objectif de contraindre les États à couper dans les dépenses publiques, et d’organiser l’austérité sous la direction de la Commission européenne.
La supercherie du Pacte de croissance
Malgré les engagements de la campagne présidentielle, François Hollande a renoncé à renégocier le Traité.
Il l’a simplement complété par un « Pacte de croissance », acté lors du sommet européen des 28 et 29 juin.
Plus rien ne s’opposerait alors à une ratification.
En réalité, il s’agit d’une supercherie montée en opération de communication.
Le Pacte de croissance représenterait 120 milliards d’euros, soit 1% du PIB européen. C’est déjà très peu, surtout sur plusieurs années.
Mais en fait, ces 120 milliards n’existent pas.
Pour la moitié, il s’agit simplement de redéployer des fonds structurels déjà engagés, donc indisponibles. L’autre moitié concerne une recapitalisation à hauteur de 10 milliards € de la Banque européenne d’investissement (BEI), censée pouvoir dégager une capacité de prêts de 60 milliards aux entreprises privées : rien ne dit que ces dernières l’utiliseront, quand la demande de crédit des entreprises européennes est aujourd’hui atone pour cause de récession.
Bref, ce Pacte de croissance n’en est pas un — alors même qu’il est discutable de croire que c’est la croissance qui permettra de résoudre les problèmes actuels
Rien, en tout cas, dans ce « Pacte de croissance » ne compensera l’effet récessif du TSCG.