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La révolte des jeunes est un des faits marquants de ces six derniers mois. Dans des pays aussi différents que la Tunisie, l’Egypte, le Portugal, l’Angleterre, la Grèce et aujourd’hui l’Espagne, la jeunesse est sur le devant de la scène.
Bien sûr, tous ces mouvements ne sont pas le fait exclusif de la jeunesse, bien sûr il faut éviter l’amalgame, néanmoins, ils sont porteurs, chacun à leur manière, de mouvements de révolte contre l’ordre établi. Partout, une grande partie de la jeunesse se sent sacrifiée et réclame « justice sociale ».
La « démocratie » n’est plus qu’un mot pour ces millions de jeunes qui ne se sentent ni intégrés, ni écoutés, ni représentés.
Un peu de partout le vernis craque, en France aussi.
Dans ce contexte, les forces progressistes et les communistes doivent relever le défi et créer du « liant ».
Face à cette colère de la jeunesse et cette volonté de changement, plus que jamais la responsabilité des communistes dans le Front de gauche est de porter le débat sur les solutions alternatives crédibles mais de haut niveau. Ce n'est pas le cas des axes mis en avant par J.L. Mélenchon que tente d'imposer le groupe dirigeant du PCF.
Comment sortir du social-libéralisme en Europe comme en France ?
Comment défendre et moderniser les services publics ? Comment rompre le « mur de l’argent », augmenter les salaires, les minimas sociaux et les pensions ? Quelle politique de l’emploi ? Des droits nouveaux pour les salariés dans la gestion des entreprises : comment les arracher au patronat ? Un pôle public bancaire : sous quelle forme et pour mener quelle politique ? Voilà des questions précises que le Front de gauche doit mettre au cœur des Présidentielles.
Le débat doit s’ouvrir et les échéances électorales de 2012 seront l’occasion de mener la bataille en grand. Pour cela, il faut un candidat de bon niveau, rassembleur, un candidat de la raison et du coeur : André Chassaigne.