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Encore Barroso ! On prend les mêmes et on recommence.
L'Europe libérale vient de réélire son chef de file à la tête de la Commission Européenne. "Le pyromane est récompensé" titre le journal l'Humanité qui souligne que, promoteur des logiques libérales à l’origine de la crise actuelle, José-Manuel Barroso vient d’être réélu aujourd’hui par les conservateurs et les socialistes européens.
L'Europe de la finance, co-production de la droite et des socialistes a confirmé le choix de Barroso car l'homme a la confiance des marchés financiers et des multinationales.

Ni la gravité de la crise du capitalisme, ni le désastre financier, ni l'urgence écologique n'y feront donc rien. Barroso encore et toujours! L'Union européenne est un monde aveugle et sourd au moment actuel de l'Histoire.
Dans ce contexte, note J.L. Mélenchon (PG), " l'attitude du PSE, premier parti de gauche en Europe, est particulièrement odieuse".

Après avoir fait soit disant campagne contre l'Europe libérale de M. Barroso, lors des élections européennes, les eurodéputés du PSE viennent, par leur abstention et le vote favorable d'un bon nombre d'entre eux, de rendre possible la réélection de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne.
Comme le précise Martin Schulz, patron du groupe des eurodéputés socialistes : «Il ne faut pas oublier que sept chefs de gouvernement socialistes l’ont soutenu pour des raisons d’intérêt national.»
Si j’avais été chef de gouvernement, je l’aurais moi-même désigné », a-t-il ajouté.
Le vote du PSE démontre que les socialistes, fer de lance de l'Europe du Traité de Lisbonne, ont une fois encore abusé leurs électeurs en les appelant à voter pour le PSE pour s'opposer à Barroso.
En réalité, la politique libérale de Barroso va continuer en Europe grâce aux soutiens indéfectible des gouvernement socialistes.

Pourtant rien dans les orientations présentées par Barroso aux eurodéputés ne montre le moindre changement dans la politique de la future commission européenne. Barroso se prononce en effet pour la « défense acharnée du marché unique et des règles de concurrence », il continuera donc la même politique qui ruine nos services publics et détruit nos droits sociaux.
La Gauche Unie Européenne (GUE) et les communistes, se sont prononcés clairement contre la réélection de Barroso. Le président du groupe GUE, l’Allemand, Lothar Bisky a dénoncé Barroso comme le candidat de « la continuité d’une politique qui a échoué ».
Et de préciser : « La crise ne vient pas seulement des États-Unis ou des banques comme vous l’avez dit. La Commission européenne a toute sa responsabilité, par la dérégulation qu’elle a prônée, dans l’instauration de cette économie de casino. »