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Alors que le capitalisme connaît sa crise la plus sérieuse depuis celle des années 1930 et peut être depuis son règne, les partis socialistes sont embarrassés.
Au mieux, ils promettent de ravauder le système. Plus souvent, ils cherchent à prouver leur sens des responsabilités en recommandant eux aussi une purge libérale.
Au risque de déboucher sur une pseudo-alternance avec laquelle l'austérité et la casse sociale seraient ripolinées en rose et qui déboucherait sur la déception des classes populaires, nourrissant le retour de la Droite, voir l'arrivée de l'extrême droite.
D'où, comme le propose le PCF, la nécessité de débattre à gauche, avec toute la gauche, des réformes transformatrices pour mater les marchés financiers et commencer à sortir de la logique infernale du capitalisme .
Combien de temps ce jeu politique verrouillé peut-il durer alors qu’enflent les colères sociales ? Voici, pour nourrir le débat, l'opinion de Serge Halimi, du Monde Diplomatique ...
Les Américains qui manifestent contre Wall Street protestent aussi contre ses relais au sein du Parti démocrate et à la Maison Blanche. Ils ignorent sans doute que les socialistes français continuent d’invoquer l’exemple de M. Barack Obama.
Contrairement à M. Nicolas Sarkozy, le président des Etats-Unis aurait su selon eux agir contre les banques. S’agit-il seulement d’une méprise ?
Qui ne veut pas (ou ne peut pas) s’attaquer aux piliers de l’ordre libéral (financiarisation, mondialisation des flux de capitaux et de marchandises) est tenté de personnaliser la catastrophe, d’imputer la crise du capitalisme aux erreurs de conception ou de gestion de son adversaire intérieur.
En France, la faute incombera à « Sarkozy », en Italie, à « Berlusconi », en Allemagne, à « Merkel ». Fort bien, mais ailleurs ?
Ailleurs et pas seulement aux Etats-Unis, des dirigeants politiques longtemps présentés comme des références par la gauche modérée affrontent eux aussi des cortèges indignés.