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Le Sénat a débattu le 4 mai d’une proposition de résolution sur la politique énergétique de la France, déposée par les sénateurs du groupe CRC-SPG.
Au regard de l’ampleur des enjeux humains, environnementaux et économiques liés aux questions énergétiques, les sénateurs ont considéré qu’il était grand temps que soit initié un véritable débat public sans tabou sur les questions énergétiques, et que les femmes et les hommes politiques assument et expliquent clairement à la population leur projet énergétique.
A cette occasion, ils ont rappelé la nécessité absolue de changer la politique énergétique actuelle conduite selon des logiques marchandes de rentabilité à court terme et de rémunération de l’actionnariat, logiques incompatibles avec les exigences sociales et environnementales que la France devrait porter.
Ils ont dénoncé les effets pervers de cette politique libérale, qui multiplie la sous-traitance et les délocalisations de production de pièces notamment dans le secteur nucléaire, sur les garanties de sécurité et d’indépendance énergétiques.
Votée par les sénateurs socialistes, verts et la gauche du groupe RDSE, cette proposition de résolution détaille un projet énergétique alternatif à travers la maîtrise publique du secteur énergétique, le renforcement de la participation des salariés et des citoyens, le renforcement des moyens alloués à la recherche fondamentale, une régulation des prix pour garantir le droit à l’énergie à tous, et un statut protecteur de l’ensemble des salariés du secteur.
Voici l'intervention de Jean-Claude Danglot (PCF) auteur de la proposition de résolution.
Il est grand temps d'avoir un débat public sur les questions énergétiques. L'accident majeur de Fukushima a révélé les inquiétudes fondées et légitimes de la société civile car l'énergie nucléaire a cristallisé les antagonismes.