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Marie-France Beaufils, sénatrice communiste, a dénoncé le projet gravissime de suppression de la Taxe Professionnelle qui assècherait les finances des communes et des départements, et donc qui porterait un coup terrible, faute de financement, les services publics de proximité.
Au contraire, les communistes estime que cet impôt sur le capital est parfaitement justifié : le PCF milite même pour l'élargissement de son assiette avec une prise en compte des actifs financiers des entreprises et sa modulation en fonction de critères sociaux (créations d'emplois) et environnementaux.

Voici, s'adressant au ministre de l'économie Ch. Lagarde, l'intervention de M.F. Beaufils.



" Suite à la promesse du Président de la République de supprimer la taxe professionnelle en février dernier, vous avez décidé d’inscrire cette suppression dans la loi de Finances.
Comme nous l’a précisé Mme Lagarde, les entreprises gagnent ainsi une capacité de trésorerie supplémentaire de 11 milliards d’euros puis chaque année de 5,8 milliards. Que peut-on attendre d’une telle décision pour notre économie ?
Pourquoi cette mesure aurait-elle des effets ? Est-ce qu’une plus grande part de la valeur ajoutée créée dans les entreprises sera consacrée à l’emploi, à l’investissement ?
Le rapport demandé par Nicolas Sarkozy nous a rappelé dernièrement qu’en 20 ans, cette valeur ajoutée a profité aux seuls actionnaires.
(Voir l'intervention de M.F. Beaufils)