Borelly2809H400.jpg
Malgré la période des vacances, deux millions de personnes ont défilé dans la rue hier pour dire non à la réforme des retraites. Avec le soutien de deux français sur trois Du jamais vu en période de congé ! Voici l'analyse de Maurice Ulrich de l'Humanité.

Nicolas Sarkozy peut-il recevoir sa bonne note de la part des agences de notation?? En d’autres termes, les marchés financiers peuvent-ils aujourd’hui s’estimer satisfaits jugeant désormais gagnée la réforme des retraites qu’ils attendaient??
Car c’est bien cela qui se joue dans cette bataille sans précédent depuis des années, voire des décennies. Oh, bien sûr, on ne sera pas étonné de ce qu’on va lire et entendre ce matin dans nombre de médias. ?
De fait, la mobilisation hier était inférieure à ce qu’elle fut lors des manifestations précédentes. En divers endroits les grévistes ont repris. On peut spéculer sur leur lassitude mais, la réalité, ce sont aussi les factures à payer à la fin ?du mois.
Les grèves coûtent cher et d’abord à ceux qui ?les font. D’autres, comme les éboueurs à Marseille, ont aussi pris en compte les risques sanitaires et les sentiments de leurs concitoyens. Mais quand a-t-on vu, pendant ?les vacances et après un vote du Parlement censé en finir avec une loi, une mobilisation qui reste à ce niveau??
Est-ce fini?? Non, évidemment non. D’une ?part, parce que la prochaine journée d’action, ?le 6?novembre, peut susciter une nouvelle vague populaire.
Ensuite, parce que les Français, ?à 66?% toujours, continuent de soutenir ?les actions décidées par les syndicats.