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Qui aurait pu prévoir au début du mois de décembre la fin des dictatures sanglantes et corrompues de Tunisie et d’Egypte ?
Qui pouvaient pronostiquer que Libyens, au prix d’une répression féroce, Algériens, Yéménites, Jordaniens, Marocains, jusqu’aux Bahreïnis descendraient dans les rues pour exiger le changement ?
Les régimes arbitraires civils, militaires, monarchistes sont aux abois.
En Tunisie et en Egypte, ce serait aller trop vite en besogne d’évoquer des « révolutions ». Les systèmes politiques et économiques restent, pour le moment, inchangés. Une première étape a été franchie avec la conquête de la liberté.
Elle a ouvert la voie à de possibles transformations révolutionnaires. Mais les hiérarchies militaires, l’administration nord-américaine, les chefs du monde occidental plus généralement, permettront-ils la construction de véritables démocraties enracinées dans le respect des droits de l’homme et de la justice sociale s’attaquant in fine aux forces de l’argent ?