logpauvre.jpg
Avec la Loi Boutin et la flambée des surloyers, c'est un rude coup qui est porté à la mixité sociale : chassés du logement social, nombre de salariés modestes sont livrés à l'appétit des bailleurs du privé et à la spéculation immobilière, tandis que se constituent dans le parc social de véritables ghettos de la misère.
Fini l'ambition du logement social de qualité pour le plus grand nombre : les HLM devraient être réservés aux plus pauvres d'entre les pauvres. Pour les autres, le logement deviendrait une marchandise.
Avec un objectif recherché par la droite qui se refuse à construire du logement social : elle espère ainsi opposer les plus pauvres aux moins pauvres et diviser les locataires entre eux.
On sait qu'à Clichy, le maire socialiste G. Catoire - allié au MODEM-Nouveau Centre - est un chaud partisan de la Loi Boutin, malgré l'hostilité des amicales de locataires. Il s'est même porté à l'avant-garde pour l'application du surloyer dans sa commune.
Mais en Région parisienne, toutes les sociétés HLM n'ont pas docilement emboîté le pas de Mm Boutin. Voici l'exemple de l'office HLM de Plaine Commune, à deux pas de Clichy...
Stéphane Peu, président de l’office HLM de Plaine Commune Habitat en Seine-Saint-Denis, décrypte les conséquences néfastes de la loi Boutin sur le logement social en France et explique comment l'office et les élus communistes ont combattu l'application du surloyer.
On voit l'intérêt pour les locataires de pouvoir compter sur des élus communistes...